HomeCoup d’oeil sur le mondeUn appel hypocrite au dialogue …

Un appel hypocrite au dialogue …

Published on

Archives

Le parrainage des États-Unis est à l’origine de l’audace du président Jovenel Moïse pour ignorer la réclamation de la majorité de la population haïtienne qui exige son départ.  L’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’ambassade américaine cautionnent les actes de violences et d’assassinats en Haïti.

Tout au long de la journée du samedi 17 octobre 2020, les médias mainstream nous ont bassiné les oreilles en affirmant que  Jovenel Moïse, sous pression populaire, à qui le peuple exige son départ du pouvoir, a tendu la main à l’opposition, en l’appelant au dialogue.

En effet, le samedi 17 octobre, dans le cadre de la commémoration du 214e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines (17 octobre 1806 à Pont-Rouge), le Président Jovenel Moïse, s’adressant à l’opposition plurielle, a une nouvelle fois lancé un appel au dialogue et à l’union, écrivant sur son compte Twitter : « L’incapacité à résoudre nos différends politiques a abouti à l’assassinat du Fondateur de notre Patrie, engendrant, comme résultat, un pays divisé. Aujourd’hui, le passé nous invite à agir autrement pour régler nos divergences.  C’est le meilleur hommage à l’Empereur Dessalines ».  Une main tendue et un appel au dialogue immédiatement rejeté par Me André Michel du Secteur Démocratique et Populaire qui a déclaré : « Jovenel Moïse ferait mieux de faire ses bagages pour laisser le Palais National.  Son mandat arrive à terme dans trois mois, mais le peuple n’attendra pas trois mois pour exiger son départ ».

L’ancien Sénateur de l’opposition, Nenel Cassy, a abondé dans le même sens, banalisant les appels au dialogue du Chef de l’État.  « Nous n’allons pas écouter les annonces, promesses ou demandes de Jovenel Moïse.  Il ne dit jamais la vérité.  Il faut écouter le peuple qui veut une autre équipe et un autre système».

De plus, le samedi 17 octobre, dans le cadre de la commémoration du 214e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines (17 octobre 1806), Père fondateur de la Nation haïtienne, le Président Jovenel Moïse, accompagné de son épouse Martine, du Premier Ministre Joseph Jouthe, des Ministres et Secrétaires d’État, des Directeurs Généraux, des membres des Hauts États-Majors de l’Armée (FAd’H) et de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a déposé, au cours d’une cérémonie, une offrande florale à la mémoire de Dessalines.  Lors de cette cérémonie, le Président Jovenel Moïse a déclaré « j’ai fait le dépôt d’une gerbe de fleurs au Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), pour honorer la mémoire de Jean-Jacques Dessalines, le Père fondateur de notre Patrie.  Un acte qui renouvelle notre foi en l’héritage qu’il nous a légué.  Haiti a besoin de tolérance, de Paix et de stabilité.  En cette circonstance, unissons nos forces, oublions nos querelles, privilégions le bien-être collectif, en vue de garantir un pays meilleur aux générations futures ».

Notons que Jovenel Moïse, une fois encore cette année, ne s’est pas rendu à Pont-Rouge, lieu de l’assassinat de Dessalines, pour ne pas provoquer l’opposition radicale qui avait décrété ce samedi journée de mobilisation générale anti-gouvernementale pour exiger la démission du Chef de l’État.

Emmanuel Saintus

Popular articles

Le déploiement de la force Kenyane en discussion 

La ministre de la justice et de la sécurité publique, Emmelie Prophète, a représenté...

Tout cela n’est que pour un temps…

Il arrivera un moment où tout ceci sera derrière nous.  Quand exactement, je ne...

Le juge de paix de Carrefour, Jean Frantz Ducasse : kidnappé

Les cas de kidnapping se multiplient dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, ces derniers...

Comme quoi, Guy Philippe est aussi menteur que ses patrons…

« 90 jours seulement pour mettre fin au problème des gangs dans le pays », a...

Latest News

Bref

The Haitian crisis has now taken center stage at most international forums in recent...

Que dit la Loi ?

Des manifestations de rue La démocratie marché de pair avec les libertés civiles. Car si...