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Les féministes perturbent la conférence de presse d’Yves Léonard

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Les membres d’organisations féminines, massées dans l’enceinte de l’hôtel Le Plaza, au Champ-de-Mars, ont dénoncé avec la plus grande véhémence, les tractations qui se jouent dans le dossier de Nice Simon, mairesse de la commune de Tabarre. L’évènement s’est passé alors que le nommé Yves Léonard, accompagné de quelques fanatiques, s’apprêtait à donner une conférence de presse pour tenter de livrer sa version des faits. De leur côté, ses avocats ont indiqué à la presse, en zone mixte, qu’il n’y a pas eu « ni voies de faits et, encore moins, voies de faits volontaires ». Plusieurs membres d’organisations féministes se sont pointés à l’hôtel, pour protester contre les manœuvres de la Justice haïtienne qu’elles qualifient de «politiques», concernant ce dossier. Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA), très remontée contre la lenteur et l’aspect clanique du dossier, signale que cette démarche traduit l’irrespect d’Yves Léonard, envers des gens et des institutions établies du pays. SOFA rappelle, une fois de plus, que les violences faites aux femmes constituent une violation de la Constitution en vigueur et des droits prescrits dans les conventions internationales, signées par Haïti. À la suite de cette perturbation, la conférence a été reportée au lundi 21 janvier, dans la matinée, au local de l’hôtel Kingdom, dont Yves Léonard est le propriétaire.

 

Parallèlement, plusieurs organisations de défense des droits humains évoluant dans la ville de Jérémie, condamnent l’augmentation des cas de viols et d’incestes dont sont victimes des filles et des femmes dans cette ville. Pour l’année 2018, l’organisation dénommée « Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants » indique avoir dénombré cent-trois (103) fillettes et onze (11) femmes qui ont été victimes d’agressions sexuelles. Le coordonnateur de cette structure, Gérald Guillaume, dénonce le fait que des individus profitent des situations socio-économiques difficiles et de l’absence de certains parents, pour violer des enfants. Il met également en cause les autorités judiciaires du département qui, selon lui, n’engagent aucune action judiciaire contre les violeurs. Monsieur Guillaume recommande à l’État haïtien de faire une priorité, de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Altidor Jean Hervé

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