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La Saline: Jovenel Moïse, un caïman tueur…

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Il n’y a que les sourds et ceux qui ne qui ne veulent pas entendre qui n’entendent rien… Et tant pis pour eux ! Quant à ceux qui se marrent du massacre de La Saline aujourd’hui, profitez-en, avant que vos rires ne deviennent des larmes ! Car Jovenel Moïse et son équipe est comme un caïman tueur, alors que le peuple est un humain sauveur. Nul ne sait quand ce prédateur vous prendra pour une proie, à votre tour. Les actes de sauvagerie du mardi 13 novembre 2018, à La Saline, constituent «un massacre d’État», a dit le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), dans un rapport intitulé: «De la lutte hégémonique entre des gangs, au massacre d’État ». «En plein jour, des hommes armés, assoiffés de sang, des membres de gangs connus, appuyés par un blindé de la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID), ont tué hommes, femmes, enfants, charcuté et brûlé des cadavres non abandonnés aux porcs, à deux minutes en voiture du Parlement, de la Primature et à quatre minutes à peine du Palais national. Des noms de policiers ayant abandonné leurs postes, convertis en membres de gangs – non encore révoqués aux dernières nouvelles – sont impliqués dans la perpétration de ces atrocités ayant au moins deux mobiles : la lutte pour le contrôle de parts plus importantes du marché de la Croix-des-Bossales et la volonté de casser l’élan de la mobilisation politique contre le Pouvoir, dans ce quartier réputé hostile au Président Jovenel Moïse », a dit le RNDDH. Au cours de ce massacre, 59 personnes dont 16 femmes et six (6) mineurs ont été assassinées. Deux (2) personnes sont portées disparues, cinq (5) autres ont été blessées par balles et sept (7) femmes ont été violées, lors de cette tuerie, selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), dans un rapport en date du 1er décembre 2018. Et ce document de poursuivre qu’au moins 150 maisons ont été soit vandalisées, criblées de balles ou incendiées. « 5 morts et 9 blessés par balles ont été également enregistrés à La Saline, le 1er novembre 2018 », a fait remarquer le RNDDH. Dans son enquête, le RNDDH a mis en cause l’implication présumée de certaines autorités étatiques dans la préparation de l’attaque du 13 novembre 2018, alors que d’autres, mises au courant, ne sont pas intervenues à temps pour l’empêcher. «Ces événements résultent de la cohabitation qui existe entre les autorités gouvernementales et les gangs armés. Ils constituent le deuxième plus criminel massacre enregistré, depuis 1986, après le départ pour l’exil du dictateur et ancien Président à vie, Jean Claude Duvalier», a révélé le RNDDH, tout en condamnant le silence « complice » de l’État. Le Réseau a rappelé que la tuerie de Jean-Rabel avait, pour sa part, causé le décès de 139 paysans. Certaines autorités ont été pointées du doigt dans le cadre des événements survenus à La Saline au cours du mois de novembre 2018, selon des témoignages recueillis par le RNDDH. Les noms de Fednel Monchéry, directeur général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, de Joseph Pierre Richard Duplan, délégué départemental de l’Ouest, de Grégory Antoine, alias Ti Greg, agent de Police, en détachement auprès du délégué départemental de l’Ouest, de Jimmy Cherizier, alias barbecue, agent de de la PNH, y ont été mentionnés. «Ces assassinats n’auraient pas eu lieu si les gangs armés n’avaient pas été alimentés en armes et en munitions. La circulation incontrôlée de ces armes à feu dans le pays, aggrave chaque jour, un peu plus, la situation sécuritaire», a dit le rapport. Le RNDDH a exhorté les autorités locales ainsi que les membres de l’Exécutif et du Législatif à cesser de fournir des armes et des munitions aux gangs armés et recommande aux autorités concernées d’enquêter sur tous les événements survenus à La Saline, dans le but d’identifier les victimes ainsi que les armes avec lesquelles elles ont été assassinées et leur provenance. «L’enquête doit également faire la lumière sur l’utilisation des matériels roulants, des uniformes de la PNH et l’implication des agents de l’institution dans ce massacre, et de punir tous ceux qui étaient impliqués dans ce massacre d’État, sans considération économique, politique et sociale», a conclu le rapport.

Emmanuel Saintus

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