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Sociétés civiles et partis politiques: aux abonnés absents …

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Les ariélistes veulent faire les malins et jouer aux cons. Je ne pense pas que cela va leur réussir. Ils
n’ont pas encore tout compris. Il va leur falloir une démonstration par l’absurde !
À l’initiative de plusieurs structures socio-politiques, des milliers de personnes ont protesté
à travers les rues de Port-au-Prince contre Ariel Henry. Ce mouvement avait pour objectif de
dénoncer les 2 ans de mauvaise gouvernance du Premier Ministre de facto, Ariel Henry, à la tête du
pays. Des citoyens ont manifesté le jeudi 20 juillet 2023, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince,
pour exiger le départ du Premier Ministre Ariel Henry du pouvoir.
Le chef du gouvernement terminait sa deuxième année à la tête de l’Exécutif, depuis son
accession. Les manifestants exprimaient leur mécontentement face à la cherté de la vie, à
l’insécurité et à la mauvaise gouvernance, ont-ils confié à notre reporter, Ody Bien-Eugène .
Certains d’entre eux réclamaient également l’organisation des élections. En effet, la mobilisation
avait débuté au Carrefour de l’Aéroport, communément appelé «Kafou Rezistans». Les
manifestants ont parcouru la route de Delmas, avant d’être bloqués par les policiers au niveau de
Delmas 49. Leur objectif était de se rendre à Pétion-Ville et de terminer devant la résidence du
Premier Ministre, située à Musseau, route de Bourdon. «Nous sommes sur le bitume pour demander
à Ariel Henry de quitter le pouvoir. Nous le répétons haut et fort : Ariel, vous n’êtes pas à la
hauteur, laissez la place», a déclaré un manifestant. Ils ont exprimé leur ras-le-bol à l’égard du
pouvoir en place qu’ils estiment illégitime pour organiser les élections, et ont dénoncé la
détérioration quotidienne de la situation sécuritaire du pays où les bandits font la loi dans les
quartiers populaires de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et de certaines villes de province.
Comme mentionné précédemment, le jeudi 20 juillet a marqué la deuxième année d’Ariel
Henry à la tête de l’Exécutif où il dirige le pays avec tous les pouvoirs, depuis l’assassinat de
Jovenel Moïse. Souvent critiqué, il bénéficie du soutien total de la Communauté Internationale qui
le considère comme l’homme idéal pour organiser les prochaines élections. De plus, dans un
communiqué en date du 19 juillet 2023, les responsables de la Coalition des Organisations de la
Diaspora Haïtienne (COODAH), de «N ap Mache Pou Lavi (Marchons pour la vie), du Secteur
religieux/Cultes réformés, de la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits
Humains, du KNVA et du Centre d’Analyse et de Recherche en Droits Humains (CARDH), veulent
voir la fin de la crise. Ces organisations de la Société Civile rappellent aux protagonistes que,
depuis janvier 2020, le Parlement est dysfonctionnel. Cette crise est exacerbée par l’assassinat du
Président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021. Depuis, le pays est sous la direction d’un Conseil des
Ministres, exerçant la fonction de l’Exécutif. Elles proposent d’élargir le Haut Conseil de Transition
(HCT), avec plus de prérogatives pour un équilibre de l’exercice du pouvoir, et plus de moyens
pour remplir convenablement sa mission; de former un gouvernement paritaire, inclusif avec de
technocrates, reflétant les grandes tendances politiques, afin de créer l’équilibre nécessaire pour la
tenue des élections devant favoriser un retour à l’ordre institutionnel et constitutionnel et de mettre
en place les organes de contrôle, vu que le Parlement est dysfonctionnel. Elles plaident aussi en
faveur de la mise en place d’un Conseil Électoral Provisoire (CEP) indépendant et crédible, afin
d’établir le climat de confiance nécessaire et de proposer un décret et un calendrier pour sortir de la
transition, établissant de manière explicite les sanctions précises en cas d’actes de violence et de
corruption pendant la période électorale. Elles souhaitent aussi l’envoi d’une force internationale,
spécialisée et adaptée pour accompagner et renforcer la police dans le rétablissement de la sécurité,
la priorité de la population et condition première pour la tenue d’élections ; d’adresser les réformes
constitutionnelles afin de résoudre les problèmes liés au mandat des élus, au régime politique et à la
gouvernance.
Emmanuel Saintus

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