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Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes et les filles

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Le ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a commémoré la «Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes et les filles», le vendredi 25 novembre 2022 à l’hôtel Montana. En effet, cette date a été choisie par les féministes, notamment celles de l’Amérique latine (25 novembre 1981) comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois Sœurs Mirabal, militantes contre le régime dictatorial de Rafael Trujillo, qui ont été brutalement assassinées, le 25 novembre 1960, sur ordre du chef de l’État. C’est dans cette même optique que, le 17 décembre 1999, l’Assemblée des Nations Unies, à travers la résolution 48/104, a fixé le 25 novembre comme la «Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.» Commémorée cette année sous le thème :«Nan tèt ansanm n ap rive konbat vyolans sou fanm ak tifi, ann pote kole», cette journée a réuni un nombre considérable de personnalités importantes au côtés de la titulaire du MCFDF, Dr Sofia Loréus. Citons entre autres, la directrice générale a-i du MCFDF, Mme Micheline Pierre, le directeur de cabinet, M Joseph Domingue Orgella, la conseillère de l’Ambassade de Taiwan, Mme Siu Fu Jiun, la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Haïti, Mme Ulrika Richardson, la représentante de l’ONU- Femmes en Haïti, Mme Marie Goretti Nduwayo, le représentant résident de l’UNFPA en Haïti, M. Saidou Kabore, les cadres du ministère, des membres d’associations et organisations des femmes, des membres de la société civile et de la presse.

Cette journée commémorative réaffirme l’engagement de l’État dans le processus d’élimination de la violence de genre et rassure la population féminine sur les nombreux efforts qui ont été souscrits en faveur de l’amélioration d’un environnement juridique, en vue de contribuer à la réduction des inégalités sociales basées sur le genre.

Par ailleurs, dans ces propos de circonstance, la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Haïti, Mme Ulrika Richardson, se dit satisfaite de cette activité qui porte en elle toutes les revendications des femmes et des victimes de violence. «Aujourd’hui, je dois témoigner ma solidarité à toutes ces femmes et filles, victimes de violence des gangs armés qui terrorisent les quartiers de Port-au-Prince […] les agences du système des Nations Unies sont plus que jamais déterminées à travailler conjointement avec le gouvernement haïtien, à travers le ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, pour éliminer la violence.»

Plus loin, Mme Richardson continue en saluant le gouvernement et le MCFDF pour les nombreux efforts consentis. De plus, elle salue le courage des organisations et associations de femmes pour leur engagement dans la lutte pour le respect des droits des femmes et l’élimination de la violence.

Pour sa part, la titulaire du MCFDF, Dr Sofia Loréus, se dit contente de la réalisation de cette grande journée commémorative, imprégnée d’une volonté manifeste d’éradiquer la violence qui perturbe la vie des femmes et des filles. Sans nier le contexte difficile du pays, elle évoque la volonté du gouvernement qui soutient à cent pour cent la lutte des femmes. «Dans ce contexte particulier où l’intolérance des uns et des autres ont une influence négative sur l’exercice des droits des femmes, la commémoration de ce 25 novembre et le lancement des 16 jours d’activisme, tant au niveau central qu’à travers tous les départements, par l’entremise des Coordinations départementales, démontrent la volonté du gouvernement de combattre le phénomène de la violence basée sur le genre.» Consciente de l’apport considérable des partenaires, Dr Loréus ne cache pas sa gratitude. «Je remercie les partenaires techniques et financiers, les organismes des Nations Unies, chargés de faire avancer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et de faire face aux conséquences physiques et émotionnelles de la violence basée sur le genre.»

Toutefois, la violence basée sur le genre (VBG) doit être farouchement combattue pour parvenir à une société équilibrée où Femme et Homme sont sur un même pied d’égalité.

Rappelons que cette activité s’inscrit dans le cadre du lancement des 16 jours d’activisme qui s’étendent du 25 novembre au 10 décembre, et, durant cette période, toute une série d’activités relatives à la défense et à la promotion des droits des femmes, seront réalisées par les Coordinations départementales du MCFDF, à travers les dix départements géographiques du pays.

Smith Prinvil 

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