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L’avenir d’Haïti :  la fin de la violence en Haïti est liée au départ d’Ariel Henry 

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Le cycle de la violence dure depuis trop longtemps en Haïti, un pays qui a gagné son indépendance par les armes et au prix du sang, au début du 19ème siècle. 
Deux ans après sa création, on a assassiné le Père fondateur de cette nation, l’Empereur Jean Jacques Dessalines, le Grand.  Depuis lors, le pays s’enlise dans un cycle de violence.
La guerre civile de Christophe et de Pétion a divisé le pays en deux : le Royaume du Nord et la République du Sud.  Après la mort de ces deux chefs du Nord et du Sud, Jean-Pierre Boyer a eu l’heureuse prérogative de réunifier la République d’Haïti et, quelques années plus tard, a réunifié l’île d’Haïti avec l’annexion de l’est de l’île à Haïti.  Malheureusement, en 1825, la France a instauré une violence économique grave et mortelle contre le peuple haïtien : la dette de l’indépendance de 150 millions de francs or, qui est le plus grand crime financier de toute l’histoire de l’humanité, une dette acquittée péniblement durant près d’un siècle.  Immédiatement après la dette de l’indépendance, Haïti a fait face à la violence militaire des Américains, par une occupation sans aucune raison valable, seulement par l’adoption d’une doctrine raciste, colonialiste et esclavagiste de Monroe qui dit : ” l’Amérique aux Américains”, en 1915.  Il faut dire que l’occupation américaine a provoqué la mort forcée de 200 000 paysans haïtiens à travers le système de corvée et que 300 000 cultivateurs ont dû laisser le pays pour se rendre à Cuba, à la Jamaïque et surtout en République Dominicaine.

Après la période d’occupation américaine, le pays allait connaître le « Massacre de Persil » en 1937, provoqué par le dictateur dominicain, Trujillo, avec le support des Américains, et qui a coûté la vie à près de 35 000 Haïtiens.

La Révolution haïtienne de 1946 portait le président Dumarsais Estimé au pouvoir, comme le premier et le plus grand président haïtien de la période contemporaine, surtout avec la célébration du Bicentenaire de la Fondation de Port-au-Prince.  Toutefois, le pays allait connaître une cassure avec le complot des Américains contre le Président Estimé.

En 1957, le Dr François Duvalier établit un régime dictatorial féroce, sanguinaire et rétrograde dans le pays, qui allait durer environ 29 ans.

Le 7 février 1986, le peuple haïtien a renversé le régime dictatorial des Duvalier au pouvoir, pour rentrer dans l’ère démocratique.  Cette transition démocratique qui n’en finit pas, s’est traduit par un cycle de violences sociales, parce que le peuple haïtien n’a jamais eu l’accès au ” Primum vivere “.  C’est la faim, la misère, l’épidémie, les catastrophes naturelles, les vols à mains armées, les viols, etc…

38 ans plus tard, le pays fait face à une prolifération de gangs armés et la destruction totale de la production nationale agricole.  L’insécurité majeure que nous connaissons actuellement en Haïti est la résultante de l’échec de la transition démocratique consécutive à la dictature des Duvalier.  La définition classique de la démocratie : c’est le pouvoir par le peuple et pour le peuple.  Toutefois, en Haïti, on a accaparé le pouvoir de la population haïtienne depuis après le 7 février 1986 et mêmes les services sociaux de base ne sont pas disponibles au lumpen prolétariat d’Haïti qui fait face à toutes sortes de violences durant cette longue transition démocratique. 


On récolte ce qu’on a semé. Aujourd’hui, le pays est totalement gangstérisé. Même le gouvernement se sert des gangs armés pour garder le pouvoir car leur puissance dans le pays dépasse la capacité des autorités haïtiennes.


La Communauté internationale cultive un sentiment anti-haïtien, depuis la fameuse victoire de l’armée indigène contre la plus forte armée de l’Europe de Napoléon Bonaparte, en 1803. Aujourd’hui, elle aussi utilise les gangs armés pour exterminer le peuple haïtien, provoquer un génocide dans le pays ou une expulsion massive de la population haïtienne de son territoire, facilitée en cela par le Programme Biden dit (Humanitarian Parole).


Avec Ariel Henry qui est un cynique, un sanguinaire, c’est le paroxysme du cycle de la violence en Haïti.  Il est indexé dans l’assassinat du dernier président haïtien, Jovenel Moïse. Il est de connivence avec les gangs armés qui terrorisent et kidnappent la population haïtienne.  Il utilise les forces de l’ordre contre le peuple haïtien (la Police et les Forces Armées d’Haïti).  De plus, pour garder le pouvoir, il fait appel à une Force multinationale pour venir au pays afin de se maintenir au pouvoir.


L’ancien rebelle de 2003, Guy Philippe, qui a renversé le président Aristide en 2004, est de retour en Haïti après 6 ans de prison aux États-Unis, a lancé une Révolution.  Son mouvement a marché à la vitesse de l’éclair, parce que le peuple haïtien veut à tout prix se libérer de la situation actuelle du pays, surtout avec la présence d’Ariel Henry au pouvoir qui se comporte comme un roi.  Malheureusement, Guy Philippe en revenant de prison n’a pas été en mesure de comprendre le concept de la révolution ou aura perdu sa capacité d’analyser ou de gérer une Révolution.  D’ailleurs, la Révolution essentielle valable pour Haïti, ce n’est pas une révolution violente, c’est plutôt une révolution pacifique, basée sur la prise de conscience du peuple haïtien pour combattre ses oppresseurs qui sont les gangs armés, les autorités établies, le secteur économique d’Haïti et surtout l’Occident.


En conclusion, la vraie révolution, nécessaire pour libérer Haïti de tous ses maux, est une révolution pacifique qui doit démarrer à partir du renversement d’Ariel Henry du pouvoir pour faire entrer le pays dans une nouvelle ère de raison, de paix, d’amour et de prospérité.

Ulysse Jean Chenet,

Apôtre de la non-violence

(509) 4183 9811/ 4458 0309

Email : chenetulysse@yahoo.com 

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