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L'international et son jeu de poker menteur

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Au terme d’un sommet de trois jours, à Trinidad and Tobago, les gouvernements de la
CARICOM ont accepté d’avoir la libre circulation des personnes de toutes les catégories, d’ici
mars 2024. Cependant, selon un article de Jamaica Gleaner, à la demande d’Ariel Henry,
Premier ministre de facto, cet arrangement ne s’étend pas à Haïti. Henry a demandé qu’Haïti soit
excusée de l’arrangement, en raison de la crise humanitaire, sociale et politique qui ronge le pays.
L’attitude de M. Henry a surpris les dirigeants Caraïbéens. Dans une note publiée un peu plus de
24 heures après cette résolution, le gouvernement a démenti ces allégations, laissant croire que le
P. M. n’a rien demandé de ce genre. Une délégation officielle de la Communauté des Caraïbes
(CARICOM) était dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, du 12 au 15 juillet, dans le but
d’encourager les parties prenantes haïtiennes à reprendre les négociations qui ont démarré au
début de juin, en Jamaïque. Cette visite vise à favoriser un large consensus pour sortir Haïti de la
crise actuelle.
«De toute évidence, il y a certaines questions juridiques que nous devons examiner. Et
nous avons donné à nos conseillers juridiques quelques mois pour examiner ces questions
juridiques et pour veiller à ce qu’ils puissent venir nous voir d’ici le 30 mars, pour prendre une
position définitive à ce sujet», a déclaré le président de la CARICOM et Premier ministre de la
Dominique, Roosevelt Skerrit, lors d’une conférence de presse. «Bien sûr, nous avons déjà le
genre d’accords de sécurité en place dont les gens peuvent bénéficier, mais nous pensons que
c’est le pouvoir fondamental de l’architecture d’intégration et à 50 ans, nous ne pourrions pas être
ici aujourd’hui et ne pas parler du noyau du mouvement individuel, c’est-à-dire de la capacité des
gens à se déplacer librement. Le Premier ministre dominicain a déclaré que bien que les
dirigeants régionaux aient compris qu’il y aurait des défis pour certains, «nous nous y sommes
engagés.» C’est donc une excellente nouvelle.
«Je pense que les différentes questions dont nous discutons, le nombre de décisions que
nous avons prises, c’est la décision que nous avons prise, lors de cette conférence, et je crois que
les pères fondateurs sourient du ciel.» Il a déclaré qu’en plus de la libre circulation, la question
des droits contingents qui seront associés à l’initiative sera également examinée pour fournir
l’accès aux soins de santé primaire et à la santé d’urgence, l’accès à l’éducation de base, à
l’enseignement primaire et secondaire. Auparavant, dans le cadre du marché unique et de
l’économie de la CARICOM (CSME) qui permet la libre circulation des marchandises, des
personnes, des compétences et de la main-d’œuvre dans la région, les gouvernements de la
CARICOM avaient autorisé la libre circulation des travailleurs des médias, des artistes, des
musiciens, des sportifs, des infirmières, des enseignants et des artisans. Le dirigeant dominicain a
annoncé que les leaders Caraïbéens tiendront une retraite les 18 et 19 août prochain à la
Dominique pour examiner un certain nombre de rapports, y compris la gouvernance régionale et
renforcer la coopération fonctionnelle, avant leur prochain sommet qui aura lieu à Guyana.
Le Premier ministre, Dr Ariel Henry, a eu, à sa Résidence officielle, une importante
réunion de travail avec une délégation de haut niveau, composée de personnalités mandatées par
la CARICOM, entre autres, trois anciens Premiers ministres : M. Kenny Anthony (Sainte-Lucie),
M. Perry Christie (Bahamas), M. Bruce Golding (Jamaïque) ; l’ambassadeur Colin Granderson,
lit-on dans une note du bureau de communication de la Primature. L’objectif de cette rencontre
est de poursuivre les consultations initiées à la Jamaïque, en juin dernier, et de discuter avec le
gouvernement, les acteurs politiques, des représentants de la société civile et du secteur privé, des
voies et moyens en vue de parvenir à une mise en œuvre des engagements pris à la Jamaïque.
Les émissaires de la CARICOM sont arrivés à Port-au-Prince avec l’espoir de soutenir et

de faciliter un processus de dialogue décisif et constructif entre les différents acteurs politiques et
sociaux en Haïti. Cette initiative vise à créer un environnement favorable à la résolution des
problèmes qui ont plongé le pays dans une crise politique, économique et sociale persistante. Les
personnalités caribéennes ont eu des échanges avec plusieurs groupes politiques dont
«Compromis Historique»’, selon l’ancien député Antoine Rodon Bien Aimé.
Stefano Gatto, ambassadeur de l’Union Européenne en Haïti, a eu une conversation avec
un pool de journalistes, en amont du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, de
l’Amérique latine et des Caraïbes qui aura lieu les 17 et 18 juillet 2023. Le diplomate a été
interrogé sur plusieurs sujets d’actualité Il a été interpellé sur l’attitude quasi-discrète de l’UE,
concernant la nébuleuse de l’insécurité en Haïti. Selon lui, le contexte du conflit russo-ukrainien
n’est pas favorable à Haïti.
«J’aimerais bien que nous soyons plus actifs sur le dossier haïtien. Mais il faut admettre
que la guerre en Ukraine a capté toute l’attention. Toute l’attention de nos capacités militaires et
sécuritaires se dirige vers l’Ukraine. C’est une guerre énorme».
Plus loin, le représentant de l’UE a estimé qu’il revient à des pays ayant une proximité
géographique avec Haïti de faire le premier pas. «Dans le domaine de la sécurité, nous ne
pouvions pas être en première ligne ni prendre le leadership. Il y a des pays qui sont beaucoup
plus près d’Haïti qui peuvent le faire à notre place. Pourquoi l’Union aiderait Haïti, alors que les
pays de l’hémisphère, les États-Unis ou le Canada, ou encore les pays de l’Amérique latine ne le
font pas eux-mêmes. C’est pratiquement impossible d’aller demander aux 27 pays de l’UE, de
dégager des ressources pour Haïti, si les États-Unis ou le Canada ne le font pas. Nous pouvons
participer à toute initiative si, néanmoins, elle se fait sous le leadership d’un pays de l’hémisphère
américain», a soutenu Gatto.
Altidor Jean Hervé

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