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La Directrice générale de la CAS et un autre cadre, interdits de quitter le pays
Edwine Tonton et Pierre Richard Valès sont interdits de quitter le territoire. L’ordre a été émis par Me
Jean Wilner Morin, le 3 avril dernier. Le juge d’instruction précise avoir pris cette décision
relativement au dossier transmis au Parquet par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), contre
les concernés, accusés de plusieurs infractions dont enrichissement illicite.
Pierre Richard Valès et Edwine Tonton sont épinglés dans un rapport d’enquête de l’ULCC. Ils
sont accusés de détournement de bien public, prise illégale d’intérêt, complicité de faux et usage de
faux, trafic d’influence, association de malfaiteurs et enrichissement illicite. Le dossier a été transmis
au Parquet de Port-au-Prince, et le juge Jean Wilner Morin a été désigné pour instruire l’affaire. Pour
les besoins de la justice, il demande au service de l’Immigration et de l’Émigration d’interdire à ces
deux personnages de quitter le pays.
Comme la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), l’Administration Générale des Douanes (AGD)
est empestée de corruption, selon les rapports de plusieurs enquêtes. L’ancien directeur Romel Bell
était déjà dans le collimateur de la Justice et maintenant, l’ancien administrateur devenu directeur
général est interdit de quitter le pays pour les mêmes faits.
Dans la même lignée, le juge d’instruction veut que le Père Duckens Augustin, proche de Romel
Bell, poursuivi pour association de malfaiteurs, soit entendu par la justice. Le magistrat Jean Wilner Morin,
en charge de l’instruction du dossier initié par le parquet du tribunal de première instance de Port-au-
Prince, à la suite d’une enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption ( ULCC ) pour blanchiment des
avoirs, financement du terrorisme et enrichissement illicite, veut entendre le père Duckens Augustin
qui est indexé dans le rapport d’enquête comme faisant partie d’une association de malfaiteurs. Selon
ce rapport, il est complice de blanchiment du produit du crime et a fait entrave au bon fonctionnement
de la justice.
La convocation est fixée au 21 avril prochain. Le hic, l’homme d’église qui n’est pas encore
responsable d’une paroisse au sein de l’église catholique en Haïti, à son domicile au Cap-Haïtien.
Puisque le juge officiant dans la capitale n’a pas juridiction dans la deuxième ville du pays, il a
demandé au commissaire du gouvernement, Me Jacques Lafontant, de demander à son homologue au
Cap-Haïtien de délivrer la convocation par voie d’huissier à la personne du père Duckens. Ce prêtre de
l’Archidiocèse du Cap-Haïtien qui fait déjà l’objet d’une mesure d’interdiction de quitter le territoire
émise par le juge Morin, le 3 avril dernier, ainsi que Bell Romel, Alcindor Fritz, Dubréus Odly,
Edouard Julcène, Samedi Ferland, Charles Bélair, Bell D. Anna, a, selon l’ULCC, utilisé son statut de
prêtre, afin d’aider les époux Bell dans le blanchiment du produit de la corruption. Le Père Duckens
Augustin a eu recours à toute une série de manœuvres pour éviter de répondre aux questions de la
commission d’enquête de l’ULCC. Face à la mauvaise foi manifeste de ce dernier, l’ULCC a dû lui
signifier une sommation de comparaître le 29 décembre 2022 par devant la commission d’enquête.
Bien loin d’obtempérer à cette sommation, le Père Augustin a choisi plutôt d’assigner l’Unité de Lutte
Contre la Corruption (ULCC) en état d’habeas corpus par exploit, en date du 29 décembre 2022, lit-on
dans ce rapport.
Habitué à ne pas répondre aux convocations, l’avocat des époux Bell, Me Samuel Madistin, lui
a déjà fourni un bon alibi pour ne pas répondre à celle du 21 avril prochain, quand il a récusé le juge en
charge du dossier. Le magistrat a décidé de ne pas surseoir à poursuivre son instruction, tant que la plus
haute juridiction du pays ne se soit penchée sur cette action en récusation.
Toujours selon l’ULCC, le Père Augustin a fait mention d’un montant de « cent cinquante mille
gourdes (150 000,00 Gdes) » qu’il aurait versé depuis « dix (10) ans à l’organisation Renmen Timoun
yo (ORT) ». Or, suivant les informations transmises à l’ULCC par le Ministère des Affaires Sociales et
du Travail (MAST), l’organisation dénommée : « Òganizasyon Renmen Timoun Yo », enregistrée dans
la base de données dudit Ministère, le «23 octobre 2017 », n’existait pas encore. À l’évidence, M. Bell

et le Père Augustin sont de connivence dans la perpétration de l’acte de blanchiment du produit du
crime, par le truchement de l’Association « Òganizasyon Renmen Timoun Yo ».
Emmanuel Saintus

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