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Le CNSCA condamne fermement les assassinats des policiers

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Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) constate avec indignation la vague d’assassinats perpétrés par des bandits sans foi ni loi, à l’encontre des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

Le vendredi 20 janvier 2023, 4 policiers sont tombés sous les balles assassines de bandits lourdement armés dans la zone de Métivier, commune de Pétion-Ville. Moins d’une semaine avant, cette même engeance a attaqué un véhicule de patrouille de la PNH au centre-ville de Port-au-Prince où plusieurs policiers ont été gravement blessés et l’un d’entre eux, a été kidnappé et porté disparu. Jusqu’à présent, nul ne sait ce qu’il est advenu de ce policier.

Les bandits terroristes sont encore partis avec le véhicule de la PNH. Le même jeudi 26 janvier de cette semaine, une fois de plus, 6 policiers sont tombés sous les balles des gangs à Liancourt, commune du département de l’Artibonite.

Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) condamne fermement ces assassinats en série et demande aux autorités concernées: le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), l’ensemble des autorités de l’État haïtien, les pays qui se réclament «les amis d’Haïti»et à la Société haïtienne en général, de faire face à leur responsabilité pour que ce qui s’est passé ces derniers jours ne se renouvelle plus jamais dans notre histoire de peuple.

Il est inacceptable que la plupart des opérations de la PNH se soldent par un échec, presqu’à chaque fois, avec des victimes du côté des policiers. Inacceptable que les bandits mettent la police en déroute à tous les coups. Inacceptable, que nos jeunes agents soient sacrifiés en voulant servir leur pays.

Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) pointe du doigt et accuse les autorités de l’État haïtien qui n’ont jamais donné l’ordre formel d’attaquer les bandits. Où donc est le problème ? Est-ce effectivement un manque de moyens financiers ou est-ce un problème politique, les véritables raisons qui font qu’il n’y a jamais eu de décisions fermes prises, afin de chasser cette insécurité généralisée, ou est-ce la volonté qui manque?

Il est inacceptable que nous assistions à l’odieux assassinat de ces jeunes femmes et hommes, ces enfants du peuple qui ont décidé de servir leur pays, ces jeunes qui meurent dans des conditions horribles et tragiques, pendant que les autorités froidement et cyniquement laissent faire. Il est inacceptable que les bandits gagnent chaque jour du terrain, que le sang des policiers et des civils continue de couler, que le kidnapping soit devenu fait divers, que le viol et l’assassinat de femmes soient faits courants et que, pas une fois, les responsables de l’État n’aient levé le petit doigt pour dire : c’en est assez ! Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) dit qu’il est plus que temps que ce problème soit sérieusement et définitivement confronté pour que ce massacre cesse.

Est-ce vraiment par manque de moyens ou réellement pour des causes non avouées, d’intérêts politiques d’un petit groupe d’un secteur de la société haïtienne ? La pagaille et les cadavres auraient dû être semés dans le camp des bandits et non dans celui de la PNH. Il faut qu’un exemple soit tracé, une fois pour toutes !

Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) pense qu’il est essentiel que les opérations menées par la PNH soient mieux planifiées. Peut-on, en toute conscience, mettre face à face quelques policiers et un gang de plus de 500 personnes ?

Le Conseil National de la Société Civile Haïtienne (CNSCA) présente ses sympathies aux familles des victimes, demande aux agents de la PNH d’être vigilants, dans le cadre des opérations menées, et au Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), de réagir rapidement afin de corriger ces dérives. Le pays tout entier attend un recadrage rapide de ses agissements. Il est vrai que la situation est difficile, mais là où il y a la volonté, on trouve toujours une solution. Beaucoup peut être fait afin de déloger les foyers gangrénés de gangs. Nos policiers ne devraient pas continuer à mourir inéluctablement dans de mauvaises conditions. Il faut que la Police Nationale d’Haïti trace un exemple spectaculaire sur ces semeurs de terreur que sont les bandits.

Smith Prinvil

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