HomeActualitéLes traditions perdues, entre l’effet de la technologie et la politique

Les traditions perdues, entre l’effet de la technologie et la politique

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Comme beaucoup d’autres périodes traditionnelles, la période pascale, elle aussi, commence à s’effacer et à être jetée aux oubliettes car peu de gens s’en occupe. Même les enfants ne jouent plus aux cerfs volants, préférant leur smartphone plus que tout autre jouet éducatif ou non. Malgré tout, certains vendeurs d’occasion continuent d’en fabriquer et les prix des cerfs-volants varient, selon la taille, la beauté et la difficulté du travail réalisé. Tout le charme des cerfs-volants réside dans l’association des couleurs avec des personnages de dessins animés, des stars de football et de basketball, pour le plus grand bonheur des enfants et des parents qui en achètent. Cerfs-volants de toutes les couleurs, de tous les goûts, de toutes dimensions, de tous les prix. La période des fêtes traditionnelles ou nationales, dans un pays, décrit certaines représentations existant, entre le passé, le présent et éventuellement le futur d’un peuple. Ces traditions projettent aussi les relations entre les groupes socio-économiques évoluant dans une communauté donnée. D’autre part, on peut aussi dire que les fêtes nationales, traditionnelles d’un pays, le projettent dans la représentation ancestrale, dans les réalités dynamiques de son présent et même de celles probables de son devenir. En d’autres termes, les fêtes nationales illustrent ce qu’un État valorise ou ne valorise pas au cours de son histoire, et ce qu’il entend, éventuellement, faire valoir dans le futur.

En Haïti, comme dans bon nombre de pays, les fêtes traditionnelles ou nationales ont un caractère officiel. Toutefois, il est à retenir qu’une fête nationale est une fête officielle, célébrée ou commémorée par les plus hauts représentants de l’État. Néanmoins, un gouvernement peut décider de décréter, pour une raison d’importance concernant la nation, un jour férié, deux ou trois jours de deuil national, sans que ceux-ci ne fassent partie de la liste des fêtes nationales. À noter, également, qu’une fête nationale n’est pas forcément une fête populaire, c’est-à-dire, une fête célébrée par de larges couches de la population. Et il y a des fêtes populaires qui ne sont pas nationales, tel que le Rara. En fin de compte, au-delà de ce qu’on peut penser ou imaginer, les fêtes nationales unissent, d’une façon ou d’une autre, le peuple haïtien dans son évolution, parfois tumultueuse.

Altidor Jean Hervé

 

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