Michel Forst jette l’éponge.

Les réactions continuent de pleuvoir notamment au sein des organisations de défense des droits de l’homme après la démission de l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti Michel Forst. Une démission qui n’est pas une surprise, selon l’opinion des responsables de diverses organisations de droits de l’homme en Haïti.             Le responsable du Réseau National pour la Défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance a fait savoir que l’expert aurait rendu son tablier du fait qu’il n’a pas trouvé le support du gouvernement haïtien pour le renouvellement de son mandat. De l’avis de Pierre Espérance, les derniers rapports de Michel Forst sur la situation des droits de l’homme en Haïti ne fait pas l’affaire du gouvernement et c’est la cause pour laquelle l’Etat haïtien n’avait pas souhaité le renouvellement du mandat de Michel Forst.             « Michel Forst est très attaché à la question du renforcement des institutions, de l’état de droit et la lutte contre l’impunité alors que nous avons un gouvernement qui agit dans l’arbitraire et encourage l’impunité et la corruption », a fait savoir Pierre Espérance.             Pierre Espérance de poursuivre que : au cours de ses deux dernières visites en Haïti en novembre 2012 et mars 2013, Michel Forst avait du mal à s’entretenir avec les autorités haïtiennes. En outre, dans son dernier rapport au conseil des droits humains de l’ONU l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Hait, Michel Forst a recommandé aux autorités haïtiennes et onusiennes de faire la lumière sur la provenance de l’épidémie du choléra en Haïti.             « Haïti et la communauté internationale doivent faire la lumière sur l’origine du choléra dans le pays », a exhorté dans son dernier rapport au conseil des droits humains de l'ONU l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation en Haïti Michel Forst.             Michel Forst a  critiqué l’attitude de certaines organisations profitent de l’exploitation de la question à des fins politiques. Et l’ex expert a toutefois dit reconnaître la nécessité que les victimes ou leurs familles reconnaître la vérité et la compensation peut-être même leur octroyée. Il a également lancé un appel à la communauté internationale et le gouvernement haïtien de mettre en œuvre un programme d’assistance internationale pour lutter contre expansion de l’épidémie de choléra.             Par ailleurs, Plusieurs organisations dont le Bureau des avocats internationaux (BAI), Solidarité des femmes journalistes (SOFEJH) et l’Action de l’unité motivée pour une Haïti de droit (AUMOHD), ont manifesté le vendredi 22 mars, devant les locaux de la Mission des Nations Unies pour la stabilité en Haïti (MINUSTAH), en vue d’exiger de l’ONU de dédommager les victimes du choléra.             Me Alande Valbrun, le représentant du BAI, a fait savoir que cette mobilisation coïncide à la célébration de la Journée mondiale de l’eau. « Nous voulons dire à l’ONU que le peuple haïtien a besoin de l’eau potable. Car, c’est le manque d’eau potable qui a causé autant de morts par le choléra. Nous leurs réclamons un dédommagement individuel y compris leur départ », a déclaré Me Valbrun.             Pour sa part, le directeur exécutif de l’Action de l’unité motivée pour une Haïti de droit (AUMOHD), Me Evel Fanfan, a salué la démission de M. Michel Forst. De l’avis, de Me Fanfan, cette démission traduit un désaccord aux Nations Unies. D’ailleurs, Michel Forst est un défenseur de droits humains, donc en aucun cas il ne pourrait être d’accord a dit Me Fanfan.             Plusieurs enquêtes menées par des spécialistes indépendants ont révélés à claire que la souche de l’épidémie de choléra avait bel et bien introduite dans le pays par les soldats de la force d’occupation Minustah notamment les soldats Népalais stationnés dans le département du Centre à Mirebalais.             Au cours du mois de février 2013, l’organisation des Nations Unies avaient rejeté et qualifié de non recevable, la demande de dédommagement formulé par certaines organisations locales et internationales  en faveur des victimes de l'épidémie de choléra en Haïti qui a fait plus de 8 000 morts et 65 000 infectés.
Publier le : 27/03/2013   Auteur : Emmanuel Saintus

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