Quelle est la nationalité de Clifford Brandt?

Il ne se passe pas une semaine sans que l'hebdomadaire, en chute libre, Haïti Observateur défende entre les lignes le kidnappeur Clifford Brandt.             Lisez plutôt ce qu’écrit Léo Joseph dans son article de l’édition du 16 janvier dernier de son journal : « Les agents américains, qui étaient à l’origine de l'interception des conversations téléphoniques et des communications électroniques ayant facilité l'arrestation de l'homme d'affaires, pensent qu'il est temps d'évacuer le prisonnier (vers les États-Unis, ndlr) afin de le mettre à l'abri d'un assassinat potentiel (sic). Telles sont les idées qui ont provoqué le dernier rebondissement de cette affaire, qui fait grincer les dents et enlevé le sommeil à plus d'un. Au moment où les tractations sont (sic) libre cours autour de la mise "en liberté" de M. Brandt, les Américains sont fébrilement engagés dans le processus qui doit aboutir à son évacuation vers les Etats-Unis. En tout cas, c'est le vœu qu'il a formulé auprès des représentants du FBI, très impliqués dans l'enquête en cours sur le dossier du kidnapping... »             Dans ce passage de l’article en question, on peut remarquer que son auteur fait d'une pierre plusieurs coups. Premièrement, il indique, pour nous abaisser, que ce ne sont pas les autorités policières haïtiennes  qui ont mis la main au collet de Clifford Brandt. Donc, la police est nulle. «Ayisyen pa janm ka fè anyen.» Deuxièmement, subtilement, il dit que le pouvoir en place veut libérer le kidnappeur. Appelons un chat un chat puisque c'est l'intéressé lui-même qui a avoué. M Joseph n'a jamais mentionné dans son article que M. Clifford Brandt est un kidnappeur. Quel lien pourrait-il bien y avoir entre  Monsieur Brandt et le journal? Troisièmement, l'auteur de l'article parait vouloir combattre le kidnapping en préconisant l’évacuation de M. Brandt du pays pour lui permettre, soutient-il, de dénoncer d’autres kidnappeurs. N’est-ce pas plutôt pour le faire échapper à la justice haïtienne ?  Quatrièmement, il veut distiller dans nos méninges que Clifford Brandt est peut être un Nord-Américain. Il n'en est rien.             Selon une source proche de l'ambassade de France, Clifford Brandt est citoyen français. Est-ce à dire pour autant que le gouvernement français veuille faire filer son ressortissant via les Etats-Unis qui eux- mêmes préparent le terrain via Haïti Observateur? On ne le sait pas encore. Mais, ce dont on est sûr, c'est que le «laboratoire» travaille à tout bout de champ et sans répit à nous diviser, à jeter le discrédit sur tout gouvernement qui un tant soit peu veut faire sortir Haïti de la spirale de la violence et de la dépendance politique et économique.             Dans cette affaire Brandt, on comprend à l’avance toutes les contorsions que fait le gouvernement français ou qu’il s’apprête à faire pour faire libérer son ressortissant. Rappelons le cas de Florence Cassez à ceux-là qui suivent les événements de l’actualité. Cette jeune femme de nationalité française qui, convaincue de kidnapping, a été condamnée à 60 ans de prison par les tribunaux mexicains et qui vient d’être libérée après 7 années d’incarcération, non sur le fond du crime qui lui est reproché, mais plutôt pour vice de procédure et qui a filé vers son pays une ou deux heures après sa libération sans demander son reste et qui a été reçue à la fois par l’actuel président François Hollande et l’ancien président Sarkozy. Pas de commentaires.             Dans ces conditions, le gouvernement Martelly/Lamothe ne devra pas céder aux pressions de toutes sortes dans ce dossier si sensible suivi, au reste, de fort près par l’opinion publique et qui concerne autant le politique que le social et le judiciaire. La situation sociale du kidnappeur Brandt le mettrait en théorie à l’abri de toute condamnation sévère, mais cette position de force le fragilise aussi en raison de la gravité des faits qui lui sont reprochés, du retentissement de l’affaire et sans nul doute aussi de son pôle social.             Dans ces conditions, le politique devra laisser faire le cours des choses dans le cadre de cet État de droit en construction pour ne pas perdre des plumes dans l’affaire et laisser jouer le judiciaire tout en le surveillant de très près pour que les éventuels égarements de celui-ci ne lui tombent sur le dos. Surtout que les autorités policières travaillent d’arrache- pied à éradiquer le kidnapping en Haïti si préjudiciable à la politique d’ouverture du gouvernement qui est déterminé par-dessus tout à faire venir des investissements directs de l’étranger et à  développer le tourisme local en vue de résorber le grave taux de chômage actuel. De toutes les manières, à notre entendement, le kidnappeur Brandt est dans de beaux draps, en dépit de sa nationalité française et de la volonté de ses tuteurs internationaux et des secteurs nationaux sensibles à son sort et à leur position de classe de le sortir de ce mauvais pas.             Quoi qu'on dise, Clifford Brandt doit être jugé en Haïti et selon les lois haïtiennes. Etant donné qu'il a déjà avoué ses crimes. Il n'a d'autre porte de sortie que la prison à vie.  
Publier le : 31/01/2013   Auteur : Jacques Henri Périclès

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