Tension entre Haïti et le Chili…

Alors que plus de 44 000 jeunes Haïtiens s’émigrent au Chili en sept mois, une véritable polémique a éclaté entre les autorités haïtiennes de l’Office national de l’Aviation civile (OFNAC) et les autorités chiliennes. En effet, les autorités haïtiennes de l’OFNAC ont décidé de mettre un terme au permis de fonctionnement de la compagnie aérienne, Les Ailes de l’Amérique Latine (LAW). Cette décision survient du fait du refus des autorités chiliennes d’accorder dans leur pays, une licence de fonctionnement à la compagnie haïtienne, Sunrise Airways. Aussi, par principe de réciprocité LAW se trouve interdit de voler vers et depuis Haïti. La compagnie aérienne Les Ailes de l’Amérique Latine (LAW) affirme avoir transporté environ 20 000 passagers haïtiens depuis le début de ses opérations en Haïti. « La compagnie chilienne ne pourra plus opérer en Haïti », a prévenu l’OFNAC. Le responsable de Sunrise Airways, Philippe Bayard, interviewé par le journal Le National, a indiqué être favorable au principe de réciprocité, « une règle d’or en diplomatie ». Il estime « injuste », « l'inflexibilité » des autorités chiliennes à accepter que sa compagnie relie Port-au-Prince à Santiago, au Chili, sur une base régulière, comme le fait la compagnie chilienne LAW, avec deux vols par jour. « Si on n'arrive pas à avoir l'équivalence, on va protester énergiquement, parce que ce n'est pas normal. La réciprocité en diplomatie est la règle d'or. Les autorités chiliennes nous ont donné l'autorisation d'effectuer 18 vols pendant l'année. Elles n'ont pas donné d'extension pour faire des vols charters parce que, selon leur réglementation, un nouvel opérateur peut opérer 18 vols sur une année. Nous avons demandé la réciprocité et il y a eu toute une série de démarches de la part de notre autorité (NDLR OFNAC) pour obtenir cette réciprocité qui n'a pas été octroyée. En ce moment, nous sommes en plein dans ce processus pour faire avancer cette équivalence », a souligné Philippe Bayard. Le permis de la compagnie chilienne LAW prend fin le dimanche 1er octobre 2017. « Si d’ici le 1er  octobre 2017 une issue n’est pas trouvée au dossier de Sunrise, la compagnie chilienne ne pourra plus opérer en Haïti », a averti Olivier Jean. D’autre part, dans le cadre de la préparation de l’accord pays Haïti-Chili, lors de sa récente rencontre avec Manuel A. Valderrama Rebolledo, Ministre de la Cour suprême du Chili en visite en Haïti, Stevenson Jacques Thimoléon, Directeur général du ministère de la Planification et de la Coopération Externe, s’est dit conscient de l’intérêt commun de promouvoir et d’encourager le progrès technique et scientifique, ainsi que des avantages réciproques qui résulteront d’une coopération dans les domaines d’intérêt. Il soulignait qu’« il va falloir activer les mécanismes de la coopération triangulaire, afin de rendre plus efficaces les ressources devant permettre le développement et la réalisation des programmes de l’accord-pays, ainsi que les activités identifiées lors des missions exploratoires ». À l’issue de cette réunion, les deux hommes se sont mis d’accord pour accélérer les travaux d’une part, avec le secrétariat technique du Cadre de coordination de l’aide externe au développement (CAED) pour la partie haïtienne, et d’autre part, pour la partie chilienne, avec l’Ambassadeur du Chili accrédité en Haïti, pour qu’à la mi-octobre, l’accord-pays soit prêt à être validé.
Publier le : 08/10/2017   Auteur : Emmanuel Saintus

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