L’affaire Dumont va lentement

Le jeudi 2 mars 17, l'ancien député de la commune de Léogane, Jean-Baptiste Anthony Dumont, s'est présenté au cabinet d'instruction pour répondre aux questions du juge Chavannes Étienne. Jean-Baptiste Anthony Dumont, accusé d'attouchement sexuel sur une fillette de 11 ans, a été arrêté par le commissaire du gouvernement Jean Danton Léger. Pour l'instant, le dossier suit son cours au cabinet d'instruction. « Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui sans son consentement, par violence, contrainte, menace, surprise, est un viol ».dixit la loi. La loi haïtienne n’énumère pas les différentes formes d’agressions sexuelles. Cependant, la forme la plus utilisée est le viol. Toutefois, au regard de la législation du Québec, on pourrait énumérer certaines formes d’agressions sexuelles telles que : baisers à caractère sexuel ; attouchements : seins, cuisses, fesses, pénis, vulve, anus ; masturbation de la personne par l’agresseur et vice et versa ; contact oral, génital, fellation, etc. Les faits énumérés ci-dessus peuvent être considérés comme une forme d’agression sexuelle, s’ils ont été perpétrés sans le consentement de la personne (www.agression sexuelle.gouv.qc.ca). Cependant, tout acte sexuel avec un mineur est une agression sexuelle, car le mineur n’a pas l’âge requis pour consentir. Bref, le mineur n’a pas de consentement à donner. « Le RNDDH exige que la justice soit rendue à la victime », a déclaré sans ambages, Marie Yolène Gilles-Colas, la responsable de programme et porte-parole du Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), au carré du commissaire du gouvernement. Visiblement préoccupée par cette affaire, Mme Gilles croit que la justice doit faire son travail avec impartialité, afin d’éviter la répétition de ces cas. La militante des droits humains estime que l’ancien député de Léogâne avait prémédité son acte. « Le RNDDH dispose d’une vidéo qui montre clairement le visage de l’agresseur et de la fillette, en rapport sexuel. La vidéo a été réalisée à l’aide d’une caméra cachée par la mère de l’enfant, dans la maison. Celle-ci met à nu l’agresseur qui fait tout ce qu’on peut imaginer dans une relation intime entre deux adultes », a martelé Marie Yolène Gilles. Pour sa part, l’ancien député de Léogâne rejette d’un revers de main l’accusation d’attouchements sexuels portée contre lui. « Je n’ai rien à voir dans ce dossier. Je n’ai aucun problème à ce que la justice tranche sur cette affaire », a déclaré Jean Anthony Dumont. Il a affirmé que c’est un coup monté, vu que la mère de la fillette, qui prétend être sa compagne, lui doit une forte somme d’argent. « Je n’ai pas besoin de faveur de la justice. Et je crois en la justice de mon pays », avait fait savoir M. Dumont, quelques heures avant son arrestation. « Malheur à celui par qui le scandale arrive. La femme de César ne doit être soupçonnée », a-t-il avancé, très confiant. Après avoir entendu M. Dumont, le parquet de Port-au-Prince a procédé à la saisine du cabinet d’instruction. Après les démarches administratives, l’ancien député de Léogâne a été transféré au Pénitencier national, à en croire la porte-parole du parquet de Port-au-Prince, Mirlande Dupiche Prévost. Peu avant l’arrestation, le sénateur Patrice Dumont a dit ne pas s’imaginer son frère s'embourber dans une telle situation. Il ne reconnaît pas cet individu tel qu’il a été présenté par le Réseau national de défense des droits humains. « Si c’est vrai », précise-t-il, je compatis à la douleur que vivent la victime et ses proches. Néanmoins, Patrice Dumont est devant un « véritable dilemme ». « Je ne peux pas être contre mon frère. Je ne peux pas être contre la justice non plus », lâche le sénateur Dumont, évoquant son appréciation pour le RNDDH, l’organisme qui a mis à jour l’affaire. « Le RNDDH est un vigile. Un organisme faisant l’équilibre qui doit exister dans le pays, dans la quête de la justice et la vérité », exprime Patrice Dumont. « J’ai toujours fait confiance au RNDDH. Mais aujourd’hui, je me retrouve dans une situation où je souhaite qu’il se trompe, qu’il ait tort, parce que c’est mon frère qui serait impliqué dans une grave situation», poursuit l’élu du département de l’Ouest. Quoiqu’il soit solidaire de son grand frère, nommément cité par le RNDDH, le sénateur ne compte pas se dresser devant la justice.
Publier le : 11/03/2017   Auteur : Altidor Jean Hervé

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