Taxes: Les mauvais payeurs remplissent leurs obligations
La Direction Générale des Impôts (DGI) a semble t-il pour le moment eu gain de cause. Il n’y a plus de liste de noms sur les journaux. Quoi qu’on dise, la publication de ces noms et les interdictions de départ n’ont pas été totalement négatives. Même s’il y a eu des grincements de dents. Ceci est compréhensible. Car, les « grands » de ce pays n’aiment pas qu’on leur dise qu’ils ont des devoirs. Et, ce qui est grave, ils envoient ce message au plus bas de l’échelle. Par contre ils n’aiment pas que ceux d’en bas fassent, comme eux, comme bon leur semble.
Bien que tous les « grands » contribuables n’aient pas totalement versé ce qui était dû à l’Etat, ils ont quand même fait des arrangements qui semblent satisfaire les dirigeants de la DGI. Il faut aussi avouer que la DGI a commis quelques erreurs. Il y a certains contribuables, et pas des moindres, qui ont vu leurs noms publiés sur les journaux et frappés d’interdiction de départ parce que tout simplement la DGI n’avait pas reçu certaines données de la part du ministère des Finances. C’est le cas d’André Apaid. Ce dernier bénéficie depuis 2002, sous la Présidence de Jean-Bertrand Aristide, d’une franchise fiscale de 15 ans. Sûrement il avait aussi la franchise douanière. N’est-ce pas scandaleux. On pourrait comprendre qu’on ait une franchise douanière. Donc, pendant 15 ans, ces « industriels » ne paient rien à l’Etat. Et, par surcroît, ils sont d’une arrogance à nulle autre pareille. Et, encore, ils ne veulent pas payer aux ouvriers le salaire minimum de 200 gourdes. Rappelons que ces gens là avaient menacé de se rendre en République dominicaine s’ils devaient payer ce montant. Et, le Président Préval à l’époque « té bat ba ». Il avait capitulé. Aujourd’hui, le gouvernement Martelly/Lamothe leur a rappelé qu’en octobre ils devraient payer aux ouvriers les 200 gourdes. Bien entendu, ils vont montrer leurs dents. On voit déjà comment M. Apaid a accusé le gouvernement de le persécuter. Il a même parlé de l’époque des Duvalier. Alors qu’André Apaid a fait sa fortune sous ce gouvernement. Espérons que le gouvernement va leur tenir tête. Et, que la loi soit une pour tous.
D’un autre côté, le gouvernement doit réviser le code d’investissement notamment le chapitre 6 qui parle des investissements dans l’industrie nationale. Nous parlons des articles 34, 35 et 36. On ne peut pas continuer à demander aux masses populaires et à certaines couches de la classe moyenne de se ceindre les reins à tout bout de champ. « Li lè pou wòch nan solèy konn dousè wòch nan dlo. »
Publier le : 20/09/2012 Auteur : Georges H. Honorat
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