Conseil Electoral Permanent, Provisoire, Consensuel ou Conjoncturel ?
Voilà où nous en sommes après maints palabres sur le dossier des élections à venir. Dans Haïti Progrès Vol 30 # 12, nous avions proposé que le Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) Arnel Joseph fasse retrait des trois noms qu’il avait envoyés à l’Exécutif pour faire partie du C.E. Permanent. Parce que la manière dont ces personnages ont été désigner laisse à désirer. Surtout que le Parlement, vrai ou faux, posait un problème au niveau du Sénat qui ne pourra pas comme le veut la loi obtenir les 2/3 pour un vote. Et, contrairement au Président de la République Michel Joseph Martelly qui n’a de cesse de répéter qu’il ne peut pas « fourrer » son nez dans les affaires d’un autre pouvoir, nous l’avions invité comme « garant de la bonne marche des institutions de l’Etat » à faciliter le mouvement de retrait au sein du CSPJ.
Certes les parlementaires qui sont contre un Conseil permanent ont pris prétexte de ce tohu-bohu créé au sein du CSPJ. Alors, que logiquement il fallait régler le problème. Mais, on n’en est plus à ce stade. Les choses ont pris une proportion alarmante. Surtout après la rencontre avec des partis politiques, des hommes d’affaires et l’entité dénommée « Société civile ». Le Président de la République continue de dire qu’il veut discuter avec tout le monde d’un Conseil Electoral Permanent. Une majorité de parlementaires, sénateurs et députés, sont dans son camp. Mais, une bonne partie qui peut infirmer tout quorum veut d’un énième conseil provisoire. Certaines plateformes et partis veulent d’un conseil consensuel. D’autres d’un conseil conjoncturel. On s’y perd dans ces jeux de mots. Mais il y a certains acteurs, cachés ou pas, qui savent où ils emmènent la nation. A la dérive totale afin que la force d’occupation continue à maintenir le pays sous contrôle.
Ce mardi 4 septembre, le Chef de l’Etat a rencontré les parlementaires sur le dossier depuis 10 heures du matin à huit clos à l’hôtel Montana. Rien de concret n’était à signaler jusque vers les 6 heures pm. D’après le Président de la République Michel J. Martelly, ils continueront à discuter. « Et, il est possible qu’une solution soit trouvée. Les pourparlers se poursuivraient d’après les protagonistes, avant la rencontre, jusqu’au 15 septembre. En tout cas, 17 sénateurs sur 20 avaient répondu à l’appel. Les absents sont Moise Jean-Charles, Wesner Polycarpe et Maxime Roumer. Les sénateurs Dieuseul Simon Desras et Andris Riché (OPL) sont optimistes. Tandis que le président de la Chambre basse pense que c’est peine perdue, le chef de l’Etat restera sur sa position. En fait, avant toutes les rencontres, le président insiste toujours que le débat se fait autour du Conseil Electoral Permanent (CEP). Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas d’élections comme prévu à la fin de cette année. Entre temps l’insécurité panique la population et les « enfants » turbulents représentant la classe dominante continuent à faire le jeu de Washington. Et, un bon matin, on saura qu’une décision a été prise. Et ce sera uniquement dans l’intérêt de l’Empire tout comme en 2004.
Publier le : 05/09/2012 Auteur : Georges H. Honorat
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