En octobre prochain le mandat de la force d’occupation, la Minustah, prendra fin. Et, les « think tank » (les penseurs) de Washington passent à l’attaque en commençant par préparer les esprits et à mettre en garde le gouvernement Martelly/Lamothe.
Depuis le début de la quatrième occupation du pays, en février 2004, la population dans son ensemble n’a eu qu’aversion à l’endroit de ces forces étrangères. Quelques soient leurs dénominations. En ce qui a trait à la Minustah, surtout après que cette force eût introduit le choléra dans le pays et que des soldats ont eu recours au viol de mineurs, elle est décriée de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud.
L’ « international Crisis Group » vient de publier une étude le 2 août dernier concernant la Minustah. « Les troupes onusiennes ne devraient pas être poussées à quitter Haïti… selon l’ICG qui recommande que la mission change son approche pour passer à un rôle plus politique en réduisant le nombre de soldats et mettre l’accent sur le développement. Le rapport recommande que la mission s’excuse pour son implication dans l’introduction du choléra en Haïti et agisse rapidement pour endiguer la propagation de la dite maladie… Ce rapport note que les débats sur le départ des casques bleus se sont intensifiés sous la présidence de Michel Martelly et rappelle que ce dernier avait promis, pendant sa campagne, de rétablir les forces armées haïtiennes » (voir page 6) (Citations de AHP, 3 août 2012).
Un peu plus loin, on peut lire dans le rapport cité par l’AHP que « l’International Crisis Group recommande aux autorités haïtiennes de surseoir aux démarches visant à rétablir l’armée jusqu’à ce qu’un consensus, au niveau local, soit trouvé sur le sujet. » On peut apprécier comment ce groupe de penseurs manient avec dextérité la carotte et le bâton. La malice populaire dirait plutôt « Group Ipokrit karesan ».
Donc, le message est clair : La force d’occupation doit rester dans le pays et le Président Martelly doit mettre un frein dans sa volonté de créer une force armée. Les membres de ce groupe devraient être frappé d’interdiction de rentrée en Haïti. Un point c’est tout.
Publier le : 09/08/2012 Auteur : Georges H. Honorat