On n’entend plus parler de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Cette structure, mise sur pied par le gouvernement Préval/Bellerive avec l’aide des parlementaires de la 48ème législature après le séisme du 12 janvier 2010, parallèlement avec la loi d’urgence, a lamentablement échoué. La CIRH avait un mandat d’un an et était dirigé théoriquement par l’ex Premier ministre Bellerive mais fondamentalement par l’ex-président des Etats-Unis William, Bill, Jefferson Clinton.
Certains sénateurs et députés, tout comme la majeure partie de la population, avaient combattu et dénoncé cette instance. Puisque personne ne savait pas, et même certains haïtiens qui y travaillaient, ce que faisait la CIRH. Le président René Préval, toujours enclin à satisfaire les intérêts étrangers, surtout nord-américains, l’avait formé. En pensant que grâce à elle, l’aide promise par la « communauté internationale » allait affluer dans le pays. Certes, une partie de l’aide, plus de 1.5 milliard de dollars a été décaissée, mais, la part du lion était restée chez l’empire. Donc, monsieur Clinton a échoué dans cet aspect. Ensuite, il a eu un autre projet : celui de faire rentrer au pays des investisseurs. Certains sont venus. Aux frais de qui ? On ne sait pas. C’était l’opacité totale au sein de l’administration de la CIRH. De toute manière, les investisseurs avaient rebroussé chemin. Maintenant, ils attendent que Bill façonne Haïti à leur gout. Clinton a échoué. Mais, pas pour les intérêts de son pays.
Aujourd’hui, Bill est de retour sur la scène. Il guettait en « paviyon mal maske » le bon moment pour faire son énième apparition pour appâter peut être des sous-développés. En effet, le fameux Bill est réapparu le jeudi 28 juin pour faire la promotion du tourisme en Haïti. Robenson Geffrard, journaliste au Nouvelliste a retenu certaines de ses déclarations à Jacmel. « Les habitants de Jacmel sont extraordinaires tout comme l’architecture. Je pense que les productions culturelles à Jacmel sont l’une des plus grands patrimoines du pays… Cette ville peut faire la fierté du pays » a dit le démagogue Bill Clinton, représentant du président Obama et aussi représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti. Clinton avait aussi visité en compagnie de Dennis O’Brien du groupe Digicel l’Ile à Vache dans le Sud, Sans-souci et Labadie dans le nord du pays. Pourquoi donc Bill est rentré au pays à ce moment précis ? Puisque le gouvernement haïtien, à travers la ministre du Tourisme Stéphanie Balmir villedrouin avait déjà signé un accord d’investissement avec la Banque Mondiale de 44 millions de dollars le 14 Junin dernier pour l’aménagement des sites touristiques dans le Nord d’Haïti. Et, le gouvernement Martelly/Lamothe avait promis d’investir, avec l’aide du Venezuela, pour développer et positionner Jacmel comme ville phare touristique, selon les propres termes de Mme Villedrouin.
Et, en plus, la ministre avait récemment indiqué la création d’une police touristique afin de sécuriser les zones touristiques. La titulaire du tourisme s’était aussi rendue au Mexique, au Brésil et en République dominicaine pour faire des mises en place concernant tous les aspects pour le développement du tourisme dan s le pays. Le nom de Bill n’avait été jamais cité dans ces démarches. Alors, « li retounen pou l retounen blazon l sou do Ayiti. »
Publier le : 05/07/2012 Auteur : Georges H. Honorat