Dominicanie: Massacre, viols des droits et Contrebande

Le 18 Juin 2000, six (6) haïtiens ont été abattus par des soldats dominicains sur la frontière haïtiano-dominicaine. « Quatre d’entre eux ont été mitraillés à l’intérieur d’un camion et les deux autres, alors qu’ils tentaient de fuir à pied. Les survivants ont été par la suite expulsés du pays sans aucune considération » propos d’une représentante de la Commission interaméricaine de l’homme, Rosa Maria Ortiz, par devant les juges de la Cour le 20 Juin dernier, rapporté par AHP. La République dominicaine est donc accusée par devant la Cour interaméricaine des droits humains.             Dans la foulée, la Junte Centrale électorale dominicaine (JCC) a été condamnée  pour avoir violé les droits de 28 dominicains d’ascendance haïtienne. C’est le 20 juin dernier que le juge Luis Alberto Mejia Adames du district de la chambre civile de San Pedro de Macoris a rendu l’ordonnance condamnant la JCC. Cette dernière avait refusé de délivrer des cartes d’identification à ces 28 dominicains du fait qu’ils sont descendants haïtiens. Selon l’agence en ligne AlterPresse « …la junte centrale devra verser mille dollars américains par personne pour chaque jour de retard enregistré après la notification du verdict (calculé dans un délai de 10 jours après la signification du dispositif de jugement). » La politique de dénationalisation de dominicains et de dominicaines d’ascendances haïtiennes va-t-elle cesser ? On en doute. Puisque rien n’a changé dans l’appareil politique et idéologique dominicaine.             D’un autre côté, le Premier ministre Laurent Lamothe a, au cours d’un conseil de gouvernement le 20 juin dernier, décidément c’est une mauvaise date pour les autorités dominicaines, exprimé sa frustration par rapport aux marchés binationaux sur la frontière haïtiano-dominicaine. « Je ne comprend pas. C’est une chose qui se fait à sens unique. C’est un problème qui doit être corrigé. Nous ne pouvons pas continuer à ouvrir notre frontière pendant deux jours sur cinq jours de la semaine… » En effet, nous avons appris que des gens transportant des marchandises passent la frontière pendant ces deux jours pour aller remplir un peu plus loin des containers qui rentrent à Port-au-Prince sans payer aucun frais. L’inverse ne se produit pas. « Ce sont en majorité des produits dominicains qui sont écoulés lors des journées de marché binationaux. » (AHP, 24 Juin). En conséquence, le chef du gouvernement a proposé qu’on mette un point final de marchés binationaux. Et, sans surprise ce sont les dominicains qui se plaignent de la proposition du Premier ministre Lamothe. « Les résultats ont été si bénéfiques pour les deux peuples que des organismes internationaux comme l’Union Européenne envisagent des mesures pour améliorer leur fonctionnement et leur développement » a dit le président de la Fédération des commerçants de Dajabon, Freddy Morillo. Est-ce en faveur du peuple haïtien ? Une histoire à vous faire dormir debout. Pourquoi l’UE envisagerait à améliorer le fonctionnement et le développement des marchés binationaux ?  Peut-être qu’elle envisage d’écouler des marchandises en provenance des pays de l’Union en faillite économique.             De toute façon, concernant la contrebande, les marchés binationaux sont un aspect de la question. L’autre aspect le plus important est la douane. Sur la frontière même, des dominicains, des officiels de haut rang et des agents douaniers font leur beurre à travers cette contrebande au détriment de la nation. C’est là principalement que le Premier ministre doit agir s’il ne fait pas de la démagogie.
Publier le : 29/06/2012   Auteur :

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