Amendement: Que doit-on dire encore?

Mardi 20 Juin, le chef de l’Etat Michel Joseph Martelly a ordonné la reproduction de l’amendement constitutionnel du 9 Mai 2011. Notons qu’il ne s’agit pas d’une publication, donc, le président Martelly peut jouir de la constitution amendée. Pour raison d’ « erreurs matérielles » on n’avait pas, si l’on peut s’exprimer ainsi,  reproduire, pour vérification, la constitution amendée.             Donc, des mois se sont écoulés avant l’aboutissement de ce dénouement. Nous ne pouvons affirmer qu’il est heureux ou pas, car, le peuple n’a pas participé à aucune prise de décision concernant cette affaire. D’ailleurs depuis 1987, les dirigeants politiques, au sein de l’assemblée constituante, qui représentaient la classe dominante l’avait mis hors jeu à travers l’article relatant qu’il ne peut y avoir  de référendum pour  changer la constitution. Alors que c’est à travers un référendum qu’on a appelé le peuple a ratifié la charte. « Afè poul se pa zafè malfini. » N’est-ce pas. On doit faire remarquer que la Secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux (RDNP) Myrlande Manigat n’a aucun problème fondamental avec le texte amendé. « …Myrlande Manigat fait remarquer qu’elle n’est pas contre l’amendement dans le fond….toutefois elle soutient qu’il y a eu une irrégularité sur le plan du droit en ce qui a trait à la publication de l’amendement… » Alors, pourquoi continué à « piaffer » autour de cette histoire ?             Il faut savoir qu’il y a des choses qui sont fondamentales pour certains politiciens. Car, ils seront désormais dans l’incapacité de tenir un pays en otage en faisant de la démagogie. Nous voulons parler de l’article 137 de la Constitution de 1987 qui se lisait comme suit. « Le Président de la république choisit le Premier ministre parmi les membres du Parti ayant la majorité au Parlement. La majorité est établie sur la base des résultats électoraux des élus dans chacune des deux chambres. A défaut de cette majorité, le Président de la République choisit le Premier ministre en consultation avec le Président du Sénat et celui de la Chambre des députés. Dans les deux cas, le choix doit être ratifié par le Parlement. » Le Président René Préval et son équipe avaient amendé cet article en le simplifiant. Lisez donc l’Article 137 aujourd’hui en ignorant la dernière phrase. C’est ce qui fait fulminer certains parlementaires, et pas des moindres, contre le chef de l’Etat en le traitant de tous les noms et l’accusant de tous les péchés d’Israël.             C’est le président de la Chambre basse Levaillant Louis-Jeune qui a levé le voile et à faire taire les détracteurs de Martelly. « Ce n’est pas parce que je suis un politicien et en opposition au Président de la République pour ne pas faire luire la vérité. Le chef de l’Etat n’a pas manipulé l’Article 137 de la Constitution amendée, j’ai voté cet article tel qu’il est aujourd’hui 9 Mai 2010… J’entends dire que le Parlement n’a plus de pouvoir. C’est faux.  Notre pouvoir de contrôle de l’Exécutif reste intact. Cependant, maintenant, un Premier ministre n’aura plus à aller chercher l’acte de naissance de sa « grangrann». Et de plus, on ne pourra pas dire que des parlementaires reçoivent de l’argent pour pouvoir ratifier un Premier ministre. »  Messieurs et dames, le débat est clos. 
Publier le : 29/06/2012   Auteur : Georges H. Honorat

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