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En attendant que se concrétise le scrutin, un sondage Gallup-CID publié le 28 janvier donne 37 % d'intentions de vote à René Préval. Entretemps, André Apaid déclarait ainsi au Miami Herald du 30 janvier qu'au second tour, ce serait l'alliance de "tous" contre Préval…
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Les responsables du Conseil électoral provisoire (CEP) ont donné la garantie le lundi 30 janvier que leurs "élections" se tiendront comme prévu le 7 février. Ils ont affirmé que toutes les conditions sont réunies pour le "bon" déroulement du premier tour de la présidentielle et des législatives alors qu'ils sont eux-mêmes une nouvelle fois à couteaux tirés, et que certains d'entre eux continuent d'émettre des réserves en raison des difficultés techniques et administratives non encore résolues.Parmi les secteurs qui dénoncent les problèmes se trouve le Conseil des sages, qui en profite pour se manifester. A l'issue d'une rencontre d'évaluation le 26 janvier entre les membres du Conseil des sages, les conseillers électoraux, les représentants des partis politiques et les membres de la société civile, Christian Rousseau du Conseil des sages a déclaré que la plupart des problèmes évoqués par les candidats ne sont toujours pas résolus. "Il faut apporter les corrections nécessaires dans la machine électorale car, le processus en cours est sur la mauvaise voie", a-t-il martelé à sept jours du scrutin.
Le même jour, le président du Bureau électoral départemental du Centre, Claudanord Jacob Richard, a remis sa démission au CEP pour protester contre le manque de matériel.
Trois jours plus tard, le CEP a failli connaître une autre crise après la menace de démission le 29 janvier de son directeur général Jacques Bernard. A l'origine de cette crise, la décision adoptée en conseil par les membres du CEP d'installer un comité de gestion du centre de tabulation qui doit fonctionner le jour du vote. Ces derniers qui ont indiqué qu'ils ne comptent pas communiquer les résultats au peuple sans être bien imbus de ce qui se passe réellement, ont estimé qu'il n'est pas question de confier le contrôle exclusif de l'opération des résultats au seul directeur général du CEP et à la communauté internationale.
Entre temps, le conseiller électoral Patrick Féquière a appelé les partis à réclamer dans les plus brefs délais les cartes de leurs mandataires qui doivent superviser les "élections" dans les bureaux de vote. Le représentant des partis non alignés, qui a insisté qu'il faut faire vite pour résoudre ce problème, a dénoncé le fait qu'il y a 7 mille cartes de mandataires non encore identifiés inscrites sous le label " société civile ".
D'autres sources proches du CEP, ont signalé que l'institution du label " société civile " ouvre la voie à toutes les fraudes électorales car, ladite société civile inclut non seulement les partis politiques, mais aussi d'autres groupes et organisations ayant participé au kidnapping du président constitutionnel Jean Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Donc, avec ces 7 mille cartes de mandataires labellisées " société civile ", les dés sont jetés pour les fraudes électorales.
Par ailleurs, en attendant que se concrétise le scrutin, un sondage Gallup-CID publié le 28 janvier donne 37 % d'intentions de vote à René Préval, 10 % à Charles Henri Baker, Leslie Manigat avec 8%; les 32 autres candidats se partageant les 45% de restants.
Ce qui a enhardi André Apaid qui déclarait ainsi au Miami Herald du 30 janvier qu'au second tour, ce serait l'alliance de "tous" contre Préval pour faire triompher le candidat d'Apaid, Charles Henri Baker! Si tel est le vœu de la "communauté internationale", car il n'est pas dit non plus que les électeurs suivront les consignes de "leurs" candidats, même si ces derniers décidaient pour leur part de suivre celles d'Apaid. Ni non plus la "communauté internationale"!