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La candidate au Sénat pour le département de l’Ouest de la Fusion des sociaux
démocrates, Marie Denise Claude qui n’en finit pas de se lamenter sur son sort.
Elle se retrouve en quatrième position selon les derniers résultats, et désigne
que ces irrégularités ont été enregistrées au Building 2004, où les habitants
de Cité Soleil étaient appelés à voter.
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Il n’aura pas fallu attendre longtemps après
le second tour des législatives du 21 avril, pour que pleuvent les
dénonciations de fraudes et d’irrégularités et de voir des candidats exiger que
le Conseil électoral provisoire (CEP) reprenne le scrutin dans certaines
régions.
C’est
le cas par exemple de la candidate au Sénat pour le département de l’Ouest de
la Fusion des sociaux démocrates, Marie Denise Claude qui n’en finit pas de se
lamenter sur son sort. Elle se retrouve en quatrième position selon les
derniers résultats, et désigne que ces irrégularités ont été enregistrées au
Building 2004, où les habitants de Cité Soleil étaient appelés à voter. Ainsi,
Claude exige la reprise des élections dans ce centre tout en invitant le CEP à
reprendre le comptage pour tous les bureaux «suspects», d’après elle. Mais il
se trouve que l’avance de ses trois devanciers est telle que les votes du
Building 2004 ne seraient pas suffisants pour faire une place au Sénat à Marie
Denise Claude.
À
la députation pour la 3e circonscription de Port-au-Prince, c’est Yolette Mengual, pour le même
parti, qui accuse son adversaire de Lespwa, Jean Myrtil Clédor, d’avoir soudoyé
des électeurs et des membres des bureaux, et elle serait même appuyée dans sa démarche
par le «Réseau des femmes candidates pour gagner». Elle ne saurait trouver
meilleur appui car rien que le nom de cet organisme la prédestinait à
l’emporter. Mais tel n’a pas été le cas, et Mengual
n’exige rien de moins que l’annulation du scrutin.
Toujours
dans l’Ouest, des candidats malheureux pour la circonscription Fonds-Verettes/Ganthier ont
défilé au local du CEP pour dénoncer des fraudes.
A
la Gonâve, le candidat à la députation de l’Alyans,
Marie Ginette Galliotte, a crié pour sa part au flagrant
délit, se disant même victime de discrimination sexuelle. Une bonne cause
Dans
l’Artibonite, des partisans du candidat au Sénat pour le parti Rassemblement
des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Willy Jean-Baptiste, ont réclamé
l’annulation dans certaines circonscriptions et même bloqué l’entrée sud des
Gonaïves. Ce serait pourtant la moindre des choses que Willy Jean-Baptiste se
retire puisque le chef du RDNP, Leslie Manigat, avait demandé après sa défaite
aux présidentielles, aux candidats de son parti de se retirer.
Idem
pour le candidat à la députation de la Fusion pour la circonscription de Marchand-Dessalines, Wouldi
Simon, qui a déclaré que ses électeurs et ses mandataires ont fait l’objet de
brutalités de la part de son adversaire de Latibonit
an Aksyon (LAA). A Desdunes,
le candidat à la députation de l’OPL Beaudelaire Noelsaint, a porté
des accusations contre un groupe dénommé Base 32, qui supporterait la Fusion,
et qui aurait maltraité ses partisans pour les empêcher de voter en sa faveur.
Dans
le département du Nord-Ouest, le candidat au Sénat
sous la bannière du Pont, Evalière Beauplan, a rejeté les résultats du CEP qui le place en
deuxième position après le candidat de l’Alyans Eddy
Bastien. Beauplan qui dit détenir des preuves pour
démontrer les fraudes, a exigé l’annulation dans certains centres, comme celui
de Saint-Louis du Nord.
De
son côté, le candidat à la députation du MIRN pour Jean-Rabel/Bombardopolis, André Joseph, a appelé l’organisme électoral
à diligenter une enquête sérieuse avant de publier les résultats définitifs du
scrutin. Joseph accuse son adversaire de
Konba Gérard Téramène
d’avoir fait remplir par ses partisans plusieurs urnes.
Dans
le Sud-Est, le candidat au Sénat de Lespwa, Frantz Large, qui se retrouve curieusement en
quatrième position, après avoir mené au premier tour, s’est écrié: «Les responsables des bureaux de vote ont
procédé à des bourrages d’urnes au profit d’autres candidats. Dans des communes
comme Belle-Anse, Thiotte
et Cayes-Jacmel, le nombre des citoyens ayant voté
est nettement supérieur au nombre de personnes inscrites.» Au moins Large
se plaint et apporte des éléments vérifiables. Notons que les deux autres
candidats de Lespwa dans ce département ont remporté
leurs sièges.
Dans
le département des Nippes, le candidat au Sénat de Lespwa
Jacob Anglade, a pointé du doigt le secrétaire
général du CEP Rosemond Pradel et le directeur
général Jacques Bernard, qui, d’après lui, ont effectué des tractations en
faveur des candidats du parti Fusion. Il a donc contesté la quatrième place qui
l’élimine.
Même
revendication pour le candidat à la députation pour l’Anse-à-Veau
sous la bannière de l’Adebah, Frantz Féquière, qui
réclame la tenue de nouvelles élections dans sa circonscription.
Dans
la Grand’Anse, la police a procédé à l’arrestation du
candidat à la députation de la Fusion pour la circonscription de Moron/Chambellan, Sorel Yacinthe,
accusé d’avoir assassiné un partisan de Lespwa. Mais
selon les résultats partiels, il semble que le présumé meurtrier a remporté le
siège.
Comme
on peut le voir, les contestations n’on pas manqué, et malheureusement celles
qui pourraient être fort justifiées seront peut-être mises dans le même lot que
toutes les autres, au gré, sans doute, des influences et ou des besoins des
décideurs. Car contestation ou pas, ces derniers doivent bien être satisfaits
de ces résultats, puisque Lespwa, la plate-forme qui
a porté René Préval à la présidence, sera loin de
jouir de la majorité dans l’une ou l’autre des Chambres. Quant aux alliances,
on présume qu’elles se feront au gré des enjeux: pour des affaires relativement
peu importantes, c’est-à-dire pour des questions qui ne sauraient contrarier
les plans des organismes financiers internationaux et leurs suppôts locaux. Ces
contestations, en fait, ne changent point grand-chose, et les fraudes auront
sans doute permis d’éliminer certains empêcheurs de tourner en rond, qui
pourraient se montrer trop peu accommodants pour accepter les magouilles.