03 Mai, 2006

May 03, 2006

03 Me, 2006
Vol. 23 No. 11

Premier mai:
Le pays physique et le pays social…

Campagne de reboisement dans la localité de Mariani, au sud de Port-au-Prince, pour sensibiliser à la protection de l’environnement. Une initiative qui arrive fort à propos, car la zone vient justement d’être la proie des inondations suite aux premières pluies de la saison.

A l’occasion de ce 1er mai, fête de l’Agriculture et du Travail, l’organisation Alerte Citoyenne (AL/CI), de concert avec le Parti populaire national (PPN) et le précieux concours d’un groupe de scouts d’un temple adventiste de la région ont entrepris une campagne de reboisement dans la localité de Mariani, au sud de Port-au-Prince, pour sensibiliser à la protection de l’environnement. Une initiative qui arrive fort à propos, car la zone vient justement d’être la proie des inondations suite aux premières pluies de la saison.


René Préval au Canada
Pourquoi cet accueil en demi-teinte?


René Préval, le président élu d’Haïti

René Préval, le président élu d’Haïti, arrivait comme prévu depuis, officieusement, plus de deux semaines, à Ottawa le dimanche 30 avril dans l’après-midi. Visite officielle ou «d’amitié», plutôt «visite de travail» comme a cru devoir le dire Dimitri Soudas, porte-parole du Premier ministre conservateur canadien Stephen Harper, pour justifier la réception désinvolte en quelque sorte offerte à leur hôte par les autorités canadiennes. De fait l’agence Presse canadienne soulignait que «sa visite était presque invisible, avec très peu de l’apparat normal en usage lors de la visite d’un dignitaire étranger. Pas de communiqués de presse ni de comptes-rendus au sujet de ses rencontres avec le Premier ministre Stephen Harper, le ministre des Affaires étrangères ou la gouverneure générale Michaelle Jean» (PC, 1-05-06). Une situation tout à fait insolite que les bafouilles du porte-parole canadien n’ont fait que rendre plus étrange. Ce dernier, le même Dimitri Soudas a prétendu que «la visite de M. Préval n’est pas une rencontre officielle de chefs d’État parce qu’il n’est pas encore président. Il est président élu». Une explication qui ne tiendrait pas du tout, comme le fait remarquer le quotidien Le Devoir de Montréal qui rappelle que «le président du Mexique, Vicente Fox, avait vu son drapeau flotter partout à Ottawa lors de sa visite en décembre 2000» alors qu’il n’allait être assermenté que quatre mois plus tard… (Le Devoir, 2-05-06).