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Jacques Bernard l’envoyé de Washington a déclaré que le second tour se tiendra à la
date prévue.
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Le directeur général du CEP, Jacques Bernard,
a enfin repris la parole depuis son retour après son escapade aux Etats-Unis
après la proclamation peu souhaitée de la victoire à la présidence de René
Préval. Le 31 mars, au lendemain du lancement officiel de la campagne
électorale pour le second tour des législatives fixé au 21 avril, alors que
divers secteurs continuent de s’inquiéter des éventuels risques de fraudes et
de violences, l’envoyé de Washington a déclaré que le second tour se tiendra à
la date prévue.
Lors
de la conférence de presse qu’il donnait ce jour-là, il a déclaré: «Nous
avons décidé de permettre aux partis politiques qualifiés pour le deuxième tour
d’avoir une plus grande représentation au niveau des bureaux de vote, nous
avons donné à chacun un CD pour insérer les informations concernant leurs
représentants, la plupart d’entre eux n’ont pas représenté notre format, ce qui
retarde le processus.» Jacques Bernard a indiqué que la liste des managers
et superviseurs a été revue et augmentée, en signalant que 48 «grands
formateurs» sont déjà à pied d’œuvre pour former ces derniers qui auront
eux-mêmes à procéder à la formation des membres des bureaux qui sont au nombre
de 37 mille pour les 10 départements géographiques du pays.
La
Minustah) confirmait en annonçant pour bientôt la fin des séances de formation.
Son directeur de communication, le Canadien David Wimhurst a dit préciser que
l’impression des bulletins en République Dominicaine est déjà prête pour quatre
départements: le Nord, le Sud-Est, les Nippes et l’Artibonite.
Entre-temps,
des conseillers électoraux tels que Patrick Féquière et Gerson Richemé, ont
dénoncé les manœuvres de la direction générale de Jacques Bernard, visant à
imposer dans les bureaux de vote des citoyens autres que ceux proposés par les
partis politiques. Dans une lettre ouverte, les deux conseillers invitent Jacques Bernard
à respecter cette fois-ci l’article 160 du décret électoral relatif au
recrutement des membres des bureaux de vote. Ils souhaitent que les 166
candidats à la députation et les 54 au Sénat admis au second tour prennent en
main leurs responsabilités pour tenter d’empêcher les fraudes électorales dans
les centres de vote. Seuls deux députés ont été élus au premier tour.
D’un autre côté, des centaines de
paysans à Grande Saline ont manifesté dans les rues pour réclamer le
déplacement d’un centre de vote dans la localité des Poton au quartier Lasapit,
pour éviter un nouveau boycottage des élections dans cette zone. Les
manifestants ont signalé que les élections du 7 février ont été annulées dans
la zone du fait que des individus faisaient pression sur les électeurs pour
voter pour leurs propres candidats.
Pour sa part, la candidate au Sénat
pour l’Ouest sous la bannière de l’Alyans d’Evans Paul, Maguy Durcé, a appelé
le CEP à respecter ses droits. Soutenue par plusieurs organisations
«féministes», elle a fustigé les responsables électoraux pour avoir publié la
liste définitive des candidats «qualifiés» au second tour avant d’avoir terminé
le traitement des dossiers de contestations.
Abondant dans le même sens, Roselord
Aubon, candidate à la députation de l’Alyans pour la circonscription de
l’Anse-à-Veau/Les Irois, a critiqué le CEP de l’avoir écartée de la course. Selon
Roselord Aubon, le CEP a fait fi de la décision prise par le BCEN d’annuler les
élections dans cette zone en raison des irrégularités constatées lors du
premier tour.
Ces altercations ne sont que la
pointe de l’iceberg, car les manœuvres se poursuivent dans plusieurs régions du
pays pour contrôler les bureaux et barrer la route autant que possible aux
candidats aux législatives de Lespwa, la plate-forme du président élu René
Préval, pour lui enlever toute possibilité de disposer d’une majorité même par
le biais d’alliances.
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