25 Janvier, 2006

January 25, 2006

25 Janvye, 2006
Vol. 23 No. 46


Le Parti populaire national (PPN) invite donc la population à rester chez elle le 7 février 2006.Car, ce jour-là, rien n'indique que les bourreaux ont changé de méthode ni d'objectif, comme en attestent les événements et les tueries qui se poursuivent contre les habitants des quartiers populaires par la PNH et la Minustah…
Le Parti populaire national (PPN) tient à rappeler qu'une semaine avant le massacre du 29 novembre 1987, Haïti-Progrès publiait à la une un article dans lequel il était dit que "les élections ne sont pas possibles avec le CNG/Pran", le Conseil national de gouvernement dirigé par les généraux Henri Namphy et William Regala-- et exhortait la population à ne pas aller voter. Tous gardent encore en mémoire ce qui arriva: l'armée macoute procéda au massacre de nombreux électeurs ce jour-là, et fit avorter des élections dont les résultats ne pouvaient que s'avérer contraires à ses desseins et au "laboratoire".


Le candidat à la présidence René Préval : À une quinzaine de jours de la date fixée pour ces élections, c'est à se demander s'il s'agit seulement d'une campagne d'intimidation contre les électeurs du candidat donné pour favori, ou bien d'un prélude à la répétition d'un événement des plus sanglants survenu près d'une vingtaine d'années auparavant en de pareilles circonstances?
À Saint-Marc le 18 janvier, deux jours avant une visite que devait effectuer le candidat à la présidence René Préval dans le cadre de sa campagne électorale, des membres du groupe Ramicosm ont mis le feu au bureau de son parti, Lespwa (L'Espoir), dans cette ville, brûlant deux véhicules, et procédé à la destruction du podium qu'on installait pour la venue de Préval. Ensuite les malfaiteurs ont dressé des barricades enflammées, déclarant: "Nous ne voulons plus le retour de Lavalas dans la cité et la menace est imminente. René Préval et Jean-Bertrand Aristide sont responsables de la dérive que connaît le pays actuellement." Ces individus agissaient évidemment en toute impunité, et l'un de leurs dirigeants, maire-adjoint de la ville, Thompson Charliénord, n'a pas hésité à avouer avoir donné lui-même l'autorisation pour la destruction du stand sous prétexte qu'il était construit à un mauvais endroit.. "Un autre endroit serait mieux car il obstruait la circulation automobile dans l'angle où il se trouvait" a prétendu Charliénord, qui faisait partie des terroristes armés contre le régime constitutionnel du président Aristide au début de l'année 2004.