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Georges Honorat du Bureau Politique du PPN. " Le Parti Populaire National (PPN) a observé, le 9 janvier, comment la bourgeoisie, appelant à la grève contre l'insécurité, a forcé la population à respecter le mot d'ordre en faisant usage de la terreur. En effet des tirs continus d'armes automatiques se sont fait entendre dans les zones de Bourdon, Canapé Vert, etc.
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Le Parti Populaire National (PPN) et toute la population constatent que le secteur macouto-bourgeois regroupant les éléments de l'ancienne alliance qui s'étaient réunis au sein de la "Convergence démocratique", du Groupe des 184, des ex-militaires, des gens menant toutes sortes d'activités louches, etc. qui, avec la complicité des Etats-Unis, de la France et du Canada qui les finançaient pendant la déstabilisation du gouvernement constitutionnel Aristide/Neptune, a conduit le pays à un total échec.Le Parti Populaire National (PPN) et la population sont au courant des manœuvres de la bourgeoisie "patripoche", à la tête de laquelle siègent André Apaid, Charles Henri Baker et Réginald Boulos, du soi-disant Conseil des sages, de certains secteurs de la "communauté internationale", des candidats à la présidence de la classe politique traditionnelle tels que l'ancien colonel Himler Rébu, Hubert De Ronceray, Guy Philippe, etc., qui avaient exercé de fortes pressions visant à obtenir du général Urano Texeira da Matta Bacellar (mort le 7 janvier), commandant en chef de la Minustah, l'armée d'occupation, des actions concrètes et décisives en vue de l'élimination de la population de Cité Soleil. Pour ce secteur et les politiciens cités plus haut, les habitants du grand bidonville sont à l'origine des actes de kidnapping, vols, etc., de l'insécurité en général. Pourtant pendant la période des fêtes de fin d'année jusqu'au 5 janvier 2006, plus d'une dizaine de kidnappings ont été enregistrés à Pétionville et non dans le voisinage de Cité Soleil. D'autre part, un policier du nom de Jeff a déclaré qu'il existe une casette vidéo présentant des personnes impliquées dans les kidnappings en train d'opérer. Durant les jours précédant la mort du général Bacellar, celui-ci était même accusé par les éléments macouto-bourgeois et les autres secteurs pré-cités, d'entretenir des rapports avec les bandits de Cité Soleil. Ces pressions sont probablement à la base du suicide du général ou de son assassinat.
Le Parti Populaire National (PPN) a observé, le 9 janvier, comment la bourgeoisie, appelant à la grève contre l'insécurité, a forcé la population à respecter le mot d'ordre en faisant usage de la terreur. En effet des tirs continus d'armes automatiques se sont fait entendre dans les zones de Bourdon, Canapé Vert, etc., contraignant la population à rester chez elle ce jour-là. On ne cesse pourtant de déclarer que c'est Cité Soleil qui regorge d'armes à feu.
Le Parti Populaire National (PPN) constate qu'en dépit du désordre, de l'insécurité et de l'anarchie régnant dans le pays, l'ONU et l'OEA, chacune de son côté, ont fait injonction au CEP (Conseil électoral provisoire) et au gouvernement de facto Alexandre/Latortue d'organiser les élections/sélections le 7 février 2006, soit dans environ trois semaines.
Le Parti Populaire National (PPN) et la population prennent note du désordre prévalant dans la distribution des cartes d'identification nationale, dans la localisation et l'assignation des centres de vote, dans le fait que certains électeurs devront marcher durant trois à quatre heures pour se rendre aux centres de vote qui leur ont été désignés. Par exemple, un votant enregistré à Pétionville devra aller voter à Léogâne; les électeurs résidant au haut-Delmas sont assignés à voter à Delmas 2. Ce désordre est créé par l'occupant pour qu'au jour des élections les gens soient confondus et se mettent à s'entre-tuer. L'occupant entend de cette façon proclamer Haïti Etat en faillite et justifier sa mise sous tutelle et son occupation totale.
Le Parti Populaire National (PPN) constate que malgré le désordre, les assassinats, les kidnappings, les vols, viols et la misère sévissant dans le pays, malgré l'occupation du territoire, trente-cinq candidats à la présidence ont courbé l'échine face à l'ordre des anciens et nouveaux colons qui leur demandent de participer à une mascarade, dans l'espoir pour chacun d'être celui qui sera sélectionné par la "communauté internationale". Entre temps aucun d'entre eux n'ose se prononcer contre les répressions des occupants à Cité Soleil. Ils ont tous accepté le plan macabre des anciens et nouveaux colons pour Haïti.
Le Parti Populaire National (PPN) craint dans le contexte actuel la réédition du 29 novembre 1987. De fait, le PPN exhorte les détenteurs des cartes d'identification nationale à ne pas participer aux prochaines élections/sélections pour éviter d'être victimes de ces machinations. Le PPN réitère ses appels aux militants, à toute la population, les exhortant à se ressaisir, à ne pas se rendre à la boucherie vers laquelle les occupants veulent les conduire. Les militants et la population en général doivent comprendre qu'aucun des candidats, qu'il soit de lespwa, du tambour, de l'union, du camion, du cheval ou de la table des opportunistes Lavalas (ce sont les emblèmes des partis engagés dans la course électorale), ne peut améliorer leurs conditions de vie.
Après le constat de l'échec de la classe dominante et de ses représentants au sein des partis politiques constituant la "classe politique", après l'échec des Etats-Unis, de la France et du Canada, la population doit se mobiliser de façon pacifique à travers le pays pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques Lavalas, le retour des exilés politiques Lavalas incluant le président Aristide en vue de la réalisation d'élections véritablement démocratiques, libres et honnêtes.
A bas l'occupation
A bas le gouvernement de facto Alexandre/Latortue
A bas les élections/sélections
Luttons pour un nouveau 1804
Liberté ou la mort
Pour le Bureau Politique du PPN
Georges Honorat
Port-au-Prince, le 16 janvier 2006