26 Octobre, 2005

October 26, 2005

26 Oktòb, 2005
Vol. 23 No. 33



Certains dirigeants de l’Organisation politique Fanmi Lavalas, obéissant à quelque sollicitation d’une nature ou d’une autre, paraissent avoir mis définitivement le cap sur les élections/sélections.

En effet, comme nous l’avons relaté précédemment, particulièrement trois ex-parlementaires Lavalas avaient commencé par prendre sur eux-mêmes de représenter le Parti de leur propre chef pour aller participer à ces élections/sélections. Finalement, deux d’entre eux s’acoquinaient avec Marc Bazin le 14 septembre dernier pour conclure avec le parti Mouvement pour l’instauration de la démocratie en Haïti (MIDH) de ce même Bazin une alliance dénommée «Union pour Haïti».


Pour qu’il y ait des élections libres, honnêtes et démocratiques en Haïti, voici les étapes à suivre: 1. les membres de Fanmi Lavalas en prison et ou en exil doivent pouvoir retourner chez eux librement ; 2. la répression qui a déjà provoqué plus de 10.000 morts doit cesser immédiatement ; 3. A ce moment, nous pourrons avoir un dialogue national».


De gauche à droite, Brunet Esterne un témoin du massacre de Grand-Ravine et Mario Joseph, avocat du Bureau des avocats internationaux : «Elles sont dix les victimes de Grand-Ravine qui ont décidé de porter plainte au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince pour empêcher la répétition de tels actes barbares comme à Solino le 26 octobre 2004… »
Le Bureau des avocats internationaux de Port-au-Prince, qui défend les proches des victimes et les survivants du massacre de Martissant et de Grand-Ravine les 20 et 21 août derniers, a déposé une plainte le 19 octobre au parquet du tribunal civil contre les responsables. Environ une trentaine de personnes avaient été alors assassinées et une cinquantaine d’autres blessées, lors d’une intervention de policiers accompagnant un groupe de civils armés de machettes sur un terrain de football où se jouait un match consacré pourtant à la paix.