19 Octobre, 2005

October 19, 2005

19 Oktòb, 2005
Vol. 23 No. 32

Dumarsais Mécène Siméus (à gauche) et le premier ministre de facto Gérard Latortue (à droite), les articles 13 et 15 de la Constitution stipulent respectivement: «La nationalité haïtienne se perd par la naturalisation acquise en pays étranger… La double nationalité haïtienne et étrangère n’est admise dans aucun cas»
La Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire du pays, avait tranché le 11 octobre en faveur de Dumarsais Mécène Siméus qui devait donc être agréé par le Conseil électoral provisoire (CEP) qui devait le réinstaller sur la liste des candidats à la présidence, après l’avoir écarté le 5 octobre, comme nous le rapportions en page 6 de notre précédente édition. Mais, et nous nous en excusons auprès de nos lecteurs, car nous ne pouvions présumer qu’une décision rendue par le plus haut tribunal du pays pouvait être contestée par un organisme quelconque. Autrement dit la comédie est encore plus tragique que nous ne pouvions l’imaginer.


Le porte-parole de la PNH Frantz Lerebours : la Police nationale (PNH) appuyée par les Casques bleus a procédé à l’élimination physique de plusieurs personnes et à l’arrestation de plus d’une centaine…
Plus d’une année après leur arrivée dans le pays, les forces d’occupation de la Minustah, cette dite Mission de stabilité des Nations unies pour Haïti, n’en finit pas de réprimer la population des quartiers populaires et d’aider à remplir les cachots du gouvernement de facto.

Encore, dans les dix premiers jours de ce mois d’octobre, la Police nationale (PNH) appuyée par les Casques bleus a procédé à l’élimination physique de plusieurs personnes et à l’arrestation de plus d’une centaine, comme ne se gênait point pour le claironner le porte-parole de la PNH Frantz Lerebours à l’occasion d’un point de presse le 12 octobre. Ces opérations répressives sont toujours inscrites, dans le cadre de la lutte contre le «banditisme» et la «criminalité», et Lerebours s’en est réjoui, non seulement de l’action de ses agents mais aussi de la contribution des Casques bleus de l’ONU pour «améliorer le climat de sécurité».