5 Octobre, 2005

October 5, 2005

5 Oktòb, 2005
Vol. 23 No. 30

Ce 30 septembre ramène le quatorzième anniversaire du coup d’Etat militaire perpétré en 1991 contre le président Aristide durant son premier mandat acquis aux élections démocratiques du 16 décembre 1990. Ce putsch sanglant dirigé par le général Raoul Cédras et le colonel Michel François provoqua la mort de plus de cinq mille personnes à travers le pays.



Le président Jean-Bertrand Aristide. Le 30 septembre 2005 les manifestations prévues par les militants Lavalas du Bélair ont été réprimées dans l’œuf, puisque les Casques bleus de la Minustah et de la Police nationale (PNH) ont encerclé très tôt, ce jour-là, ce quartier populaire pour dissuader toute tentative de gagner les rues.


Mario Andresol a annoncé l’adoption des mesures conservatoires contre d’autres policiers dans le cadre de l’«enquête» relative au massacre perpétré le 20 août dernier à Martissant lors d’un match de football en faveur de la «paix», et a dénoncé la «tentative de mainmise» de certains secteurs sur l’institution policière.
La Police nationale (PNH) s’est félicité le 28 septembre de l’interpellation de près d’une quarantaine de personnes, notamment des policiers soupçonnés de crimes divers. Selon le responsable de la PNH, Mario Andresol, ces personnes ont été appréhendées dans le cadre de l’opération dite «Chacal 2» lancée le 24 septembre dans la région métropolitaine pour démanteler les réseaux de kidnapping.

A l’occasion d’une conférence de presse le 28 septembre, un des chefs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), l’inspecteur Michaël Lucius, expliquait ainsi: «Nous avons interpellé 39 individus, 10 ont été par la suite relâchés, 29 sont gardés à vue»; il a aussi fait savoir que des policiers activement recherchés pour vols et enlèvements figuraient parmi les personnes arrêtées. «Ce qui est inquiétant, c’est que plusieurs policiers sont impliqués dans des actions louches…