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Mario Andresol a annoncé l’adoption des mesures conservatoires contre d’autres policiers dans le cadre de l’«enquête» relative au massacre perpétré le 20 août dernier à Martissant lors d’un match de football en faveur de la «paix», et a dénoncé la «tentative de mainmise» de certains secteurs sur l’institution policière.
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La Police nationale (PNH) s’est félicité le 28 septembre de l’interpellation de près d’une quarantaine de personnes, notamment des policiers soupçonnés de crimes divers. Selon le responsable de la PNH, Mario Andresol, ces personnes ont été appréhendées dans le cadre de l’opération dite «Chacal 2» lancée le 24 septembre dans la région métropolitaine pour démanteler les réseaux de kidnapping.A l’occasion d’une conférence de presse le 28 septembre, un des chefs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), l’inspecteur Michaël Lucius, expliquait ainsi: «Nous avons interpellé 39 individus, 10 ont été par la suite relâchés, 29 sont gardés à vue»; il a aussi fait savoir que des policiers activement recherchés pour vols et enlèvements figuraient parmi les personnes arrêtées. «Ce qui est inquiétant, c’est que plusieurs policiers sont impliqués dans des actions louches… Il s’agit de Akis Desroneth et de Scipson Pierre-Louis affecté au commissariat des Cayes. Quant à Akis Desroneth, il est soupçonné d’implication dans plusieurs cas d’enlèvement et de cambriolage. Des armes, munitions, bijoux, carnets de banque et 14 mille cinq cents dollars us confisqués… Il a été renvoyé de l’institution policière en 1999 puis réadmis en 2002», a-t-il expliqué. L’inspecteur Lucius qui ne fait que verser des larmes de crocodile, semble oublier qu’on ne pourrait attendre grand-chose de cette Police. Un autre responsable de la DCPJ, le commissaire Frantz Lerebours, qui a tenu a mettre des points sur les «i», a indiqué que plusieurs de ces personnes appréhendées dans le cadre de l’opération Chacal 2 ont été incarcérées pour vols de véhicules, usage de faux, ports illégal d’armes. Il a signalé que des opérations menées à la Croix-des-Bouquets se sont soldées par l’arrestation de nombreux présumés kidnappeurs et de bandits. «Des cadavres ont été également découverts lors des opérations menées à Port-au-Prince et à la Croix-des-Bouquets…» Rien de plus… Pour sa part, Mario Andresol a annoncé l’adoption des mesures conservatoires contre d’autres policiers dans le cadre de l’«enquête» relative au massacre perpétré le 20 août dernier à Martissant lors d’un match de football en faveur de la «paix», et a dénoncé la «tentative de mainmise» de certains secteurs sur l’institution policière. Entre-temps, des actions concrètes restent à poser notamment après que le Directeur central de la DCPA, l’inspecteur général Renan Etienne, eut récemment décidé de se mettre à couvert, pour tenter de se soustraire à une investigation menée à son encontre par l’inspection générale de la PNH, dont l’objet n’est pas précisé. Renan Etienne a été remplacé par son adjoint, le commissaire divisionnaire Jean Saint-Fleur. D’un autre côté, malgré l’autosatisfaction manifestée par la PNH et la Minustah pour une prétendue amélioration du climat de sécurité et la mise en place des «dispositifs de sécurité» dans la région métropolitaine, de nombreux kidnappings sont encore recensés. Selon le colonel Elouafi Boulbars de la Minustah, 41 personnes ont été enlevées pendant le mois de septembre. Des enfants, des femmes, des hommes et des ressortissants étrangers font partie de cette longue liste. Quatre enfants ainsi qu’un prêtre enlevés le 27 septembre ont pu être libérées, suite à l’intervention d’une patrouille brésilienne. Toutefois, les ravisseurs ont eu le temps de prendre la fuite. La veille, une jeune écolière qui revenait de l’école a eu moins de chance car il a fallu payer une forte rançon en échange de sa libération. Le week-end dernier, il y a eu cinq autres cas, tel celui du professeur Emmanuel Vernal, enlevé à bord de son véhicule en compagnie de plusieurs enfants âgés de 6 à 14 ans. Une rançon de 50 mille dollars a été réclamée par les ravisseurs. Et ainsi de suite. Au demeurant, loin de diminuer, les enlèvements connaissent au contraire une nette recrudescence. Et comme le reconnaît le directeur général de la Police Mario Andresol lui-même, les bandits se recrutent aussi bien dans son corps, truffé d’ailleurs d’anciens criminels et d’ex-militaires recyclés volontairement et complaisamment par les autorités de facto et leurs tuteurs à la faveur du kidnapping du 29 février 2004. D’ailleurs l’exemple vient de haut, puisque c’est cette même communauté internationale, autrement dit Etats-Unis, Canada et France principalement, qui innovait en kidnappant le chef de l’État.
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