21 Septembre, 2005

September 21, 2005

21 Septamn, 2005
Vol. 23 No. 28

De gauche à droite Evans Paul et Dumarsais Mécène Siméus. Paul fut élu maire de Port-au-Prince à l’occasion des élections démocratiques du 16 décembre 1990 sous la bannière du Front national pour le changement et la démocratie (FNCD). De graves accusations de malversations furent portées sur sa gestion, car son successeur à la mairie ne put trouver même une machine à écrire à son départ des lieux.
La période d’inscription des candidats aux législatives et à la présidentielle était fixée du 1er au 15 septembre suivant le calendrier établi par le Conseil électoral provisoire (CEP). Ils étaient finalement cinquante-quatre (54) rien que pour la présidence qui n’offre qu’un seul et unique siège. Il était pratiquement minuit, le 15 septembre, lorsque le dernier prétendant au «trône» de président de la République, l’ex-sénateur Louis Gérald Gilles, comme un maraudeur, est venu déposer sa candidature au nom de l’Organisation politique Fanmi Lavalas, a-t-il prétendu. La veille, cependant, le leader du Mouvement pour l’instauration de la démocratie en Haïti (MIDH), Marc Louis Bazin, qui s’est acoquiné avec les deux complices de Gilles, l’ex-sénateur Yvon Feuillé et l’ex-député Rudy Hériveaux, déposait lui aussi ses pièces de candidature à la présidence sous le nom du même parti Fanmi Lavalas, dans le cadre d’une «alliance».


Dans une opération conjointe menée le 14 septembre dans des quartiers du centre-ville de Port-au-Prince englobant les rues Macajoux, Tiremasse, Sans Fil, Mariela, quatre présumés bandits ont été arrêtés…
À l’occasion d’une réunion organisée à Port-au-Prince le 17 septembre, des étudiants pour la plupart d’anciens GNBistes, ces éléments qui avaient été manipulés pour déstabiliser le gouvernement constitutionnel, ont critiqué les autorités de facto face à la persistance de l’insécurité dans le pays. A un moment où des responsables de la Police nationale (PNH) et de la Minustah sont unanimes à se féliciter pour «l’amélioration du climat de sécurité», notamment dans la capitale, ces étudiants ont dénoncé la recrudescence des kidnapping et de la violence.