17 Août, 2005

August 17, 2005

17 Out, 2005
Vol. 23 No. 23


Des informations en provenance de la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat (HUEH) font état de l’enregistrement d’une quarantaine de cadavres provenant des quartiers populaires au cours de la deuxième semaine du mois d’août. Les victimes portaient des marques de balles
«Pendant la journée du 10 août, nous avons vu arriver plusieurs véhicules de police précédant une foule de gens armés de machettes, bâtons, armes à feu, haches, qui montaient vers Bélair. Personne ne s’attendait à ce débarquement. De fait, certaines personnes qui se trouvaient chez elles, n’ont pas eu le temps de prendre la fuite. Celles qui se trouvaient dans les rues, ont vite couru en direction de la base de la Minustah placée à la rue Tiremasse en vue de trouver un peu de sécurité. Certaines n’ont pas eu la chance de parvenir à la base et ont été victimes. Plus de douze personnes ont été lynchées à coups de machette ou criblées de balles par la police. D’autres, des jeunes, sont portés disparus, parmi lesquels Claudy Joseph, habitant la rue Macajoux; il y a également Eddy et Claudy Lundi du Bélair. En outre, Didine Louis âgée de seize ans et enceinte de quatre mois a été lynchée. Il était poignant de constater que le fœtus vivait encore plusieurs minutes après le drame.


Charles Henri Baker jettera en prison tous ceux qui l’encouragent aujourd’hui dans cette voie et qui ne seront pas d’accord avec lui demain»
Dès l’annonce de la candidature à la présidence le dimanche 7 août de Charles Henri Baker, le Groupe des 184, dont il est ou était le numéro 2, a vite publié une déclaration pour prendre ses distances avec lui, sous prétexte de maintenir l’organisation dans un «espace non partisan et un espace de dialogue et de concertation pour le renforcement de la société civile et la modernisation de l’espace politique».

Au fait, les responsables du Groupe des 184, qui clamaient haut et fort leur «neutralité» à l’égard du processus politique, reprochent notamment à Baker d’avoir pris la décision de s’engager en dehors d’une structure politique. «Un tel projet ne rencontre pas l’adhésion du Groupe qui reste convaincu que la solution des problèmes du pays ne réside pas dans une course individuelle à la présidence. Le pays a déjà payé trop cher de telles aventures» estime le Groupe des 184 dans un communiqué le 9 août.