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Des informations en provenance de la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat (HUEH) font état de l’enregistrement d’une quarantaine de cadavres provenant des quartiers populaires au cours de la deuxième semaine du mois d’août. Les victimes portaient des marques de balles
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«Pendant la journée du 10 août, nous avons vu arriver plusieurs véhicules de police précédant une foule de gens armés de machettes, bâtons, armes à feu, haches, qui montaient vers Bélair. Personne ne s’attendait à ce débarquement. De fait, certaines personnes qui se trouvaient chez elles, n’ont pas eu le temps de prendre la fuite. Celles qui se trouvaient dans les rues, ont vite couru en direction de la base de la Minustah placée à la rue Tiremasse en vue de trouver un peu de sécurité. Certaines n’ont pas eu la chance de parvenir à la base et ont été victimes. Plus de douze personnes ont été lynchées à coups de machette ou criblées de balles par la police. D’autres, des jeunes, sont portés disparus, parmi lesquels Claudy Joseph, habitant la rue Macajoux; il y a également Eddy et Claudy Lundi du Bélair. En outre, Didine Louis âgée de seize ans et enceinte de quatre mois a été lynchée. Il était poignant de constater que le fœtus vivait encore plusieurs minutes après le drame.
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