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Le Parti Populaire National (PPN) et Fanmi Lavalas avaient organisé une grande manifestation dans la ville du Cap-Haïtien le jeudi 28 juillet. Dès 10 heures du matin, plusieurs milliers de partisans et sympathisants Lavalas et d’autres militants conséquents s’étaient déjà rassemblés au Rond-Point Samori, un quartier populaire, où la manifestation devait se mettre en marche.
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Pour marquer le 90e anniversaire de la première occupation de notre pays par les troupes militaires nord-américaines en 1915, le Parti Populaire National (PPN) et Fanmi Lavalas avaient organisé une grande manifestation dans la ville du Cap-Haïtien le jeudi 28 juillet. Dès 10 heures du matin, plusieurs milliers de partisans et sympathisants Lavalas et d’autres militants conséquents s’étaient déjà rassemblés au Rond-Point Samori, un quartier populaire, où la manifestation devait se mettre en marche. Les agents de la Civpol, la police civile des forces d’occupation de la Minustah, avaient arbitrairement réduit le parcours de la manifestation qui avait pourtant été signifiée en bonne et due forme aux responsables de la police.L’événement allait se dérouler sans le moindre incident. Ou du moins, un fait assez étrange: l’ex-maire de Milot et dirigeant de Fanmi Lavalas dans la région, Moïse Jean-Charles qui se baladait dans un véhicule de la Minustah et qui est intervenu pour enlever le micro à un militant qui mettait la population en garde contre les cartes électorales piégées. Assez étonnant en effet, et c’est à se demander est-ce que Moïse Jean-Charles aurait rejoint le clan Gilles, Feuillé et Hérivaux pour s’opposer lui aussi aux revendications populaires et pour embrasser les desseins des occupants et des putschistes? Les manifestants avaient apporté des pancartes et des photos du président Aristide sur lesquelles étaient inscrits divers slogans contre le coup d’Etat et l’occupation. Durant tout le parcours jusqu’à la Place Notre-Dame, ils ont dénoncé la Minustah et la Civpol qui massacrent les habitants des quartiers populaires, et ont renouvelé leur détermination de ne pas participer aux «élections». Les manifestants ont aussi proclamé haut et fort qu’aucun opportuniste, sous quelque déguisement qu’il se cacherait, tels Yvon Feuillé, Rudy Hériveaux, Gérald Gilles, n’empêchera le peuple haïtien de continuer de s’exprimer contre l’occupation du pays sous la couverture de l’ONU, ni contre les élections truquées en préparation, qui devraient consacrer le coup d’Etat et le kidnapping du président Aristide. Voici le message du Parti Populaire National (PPN) en cette occasion:
28 juillet 1915 - 28 juillet 2005
Les victimes s’en souviennent!
Cela fait quatre-vingt-dix ans depuis que les colons blancs nord-américains avaient débarqué en Haïti pour continuer à voler nos richesses, à nous massacrer et à humilier le peuple haïtien, à l’instar des colons français.. Mais, ils s’étaient quand même heurtés à un vrai fils du pays, Charlemagne Péralte, qui avait conduit un vaste mouvement de résistance populaire pour contraindre les occupants yankees à laisser le pays en 1934. Le 29 février 2004, les Etats-Unis, la France et le Canada, qui n’ont pas digéré jusqu’à présent leur défaite face à la grande Révolution de 1804, ont débarqué deux cents ans après et kidnappé le président Aristide, qui est le premier président élu démocratiquement en Haïti depuis l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines. Ils ont déjà massacré plus de dix mille personnes dans la population. Ils ont tellement d’autres préoccupations en Irak, en Afghanistan et dans certains pays d’Afrique, et sachant à qui ils ont affaire sur la terre de Dessalines, ils ont confié la sale besogne à des gouvernements sous-fifres de l’Amérique latine comme le Brésil, l’Argentine, le Chili, etc. Nous, au sein du PPN, rappelons qu’en dépit de tout l’arsenal meurtrier dont disposait Napoléon Bonaparte, il n’avait jamais pu ébranler une seconde la détermination de Dessalines et des masses esclaves qui avaient finalement mis son expédition coloniale en déroute. Aujourd’hui, il est indispensable de suivre l’exemple tracé par nos ancêtres afin de fermer la rivière de sang que la coalition ONU-OEA-Etats-Unis-France-Canada fait couler au Bélair, à Cité Soleil, à La Saline, Solino, Delmas 2, etc. sous la conduite de Juan Gabriel Valdés, un mercenaire de nationalité chilienne, dont les mains doivent être encore souillées du sang de Salvador Allende; du commandant du bataillon brésilien Antonio Mistelo, du colonel marocain Boulbars Elouafi, du Canadien David Beer, chef de la féroce Civpol, du Malien Adama Guindo, du Français Jean-Marie Guéhenno, et du commandant brésilien de la Minustah Augusto Heleno Ribeiro, etc. Nous demandons à la justice internationale d’interpeller tous ces criminels. Aujourd’hui, en dépit des massacres et des génocides perpétrés par George Bush en Irak-Afghanistan-Palestine-Haïti, il croit pouvoir qualifier les progressistes de terroristes. Pourtant, le monde n’a jamais connu un terroriste aussi redoutable de la trempe de George Bush. Ils qualifient les militants qui résistent pacifiquement contre le kidnapping du 29 février de «bandits», alors qu’ils savent bien qu’il n’y a pas un plus grand gangster dans le pays que André Apaid, qui avait donné des armes et de l’argent au chef de gang Labanière pour tuer les habitants de Cité Soleil. Pourquoi ne l’arrêtent-ils pas? Ils ont débarqué en Iraq pour rechercher de prétendues armes de destruction massive, tandis qu’ils savent fort bien, par exemple, qu’ici en Haïti, que Boulos possède des armes de destruction massive dans un sirop contaminé qui avait décimé toute une génération d’enfants des couches les plus défavorisées du pays. Pourquoi ne le jugent-ils pas comme ils le font pour Sadam? Est-ce que le Venezuela a envoyé des armes et des soldats pour nous tuer? Non! Est-ce que la République de Cuba a envoyé des armes et des soldats pour nous massacrer? Non! Donc nous disons, vive le Venezuela! Vive Cuba! Vive le Tribunal international sur Haïti! Le Parti Populaire National (PPN) déclare à tous les habitants de Cité Soleil, la Saline, Bélair, Solino, La Fossette, Nan Bannann, Cité Lescot, du Borgne, Limbé, du Sud, Sud-Est, à la diaspora et à tous les progressistes conséquents qui ne sont pas prêts à vendre leur conscience, que nous avons un seul destin, celui de combattre pour la libération totale du pays. Leur agenda est différent du nôtre. La question des élections/sélections et la carte électorale-piège est l’apanage des nantis, des Casques bleus et de tous les autres étrangers qui sont sur le sol de Dessalines-Capois-Charlemagne Péralte-Emmanuel Wilmé. Le départ des occupants doit être un impératif pour nous. La question du retour à l’ordre constitutionnel, c’est-à-dire le retour physique du président Aristide au pays, n’est pas négociable. Ils disent que la population doit collaborer en donnant des informations sur les «bandits». Mais s’ils veulent effectivement en finir avec l’insécurité, ils doivent aller fouiller dans l’arsenal de l’ancienne opposition, regroupant entre autres: OPL-KID-Mochrena-RDNP-Groupe 184-Panpra, à laquelle on avait fourni des armes à partir de la République dominicaine pour renverser le gouvernement démocratique Lavalas, Aristide/Neptune. Sont-ils en train d’utiliser les mêmes armes pour faire du kidnapping afin de récolter des fonds pour pouvoir participer aux sélections/élections? Nous nous demandons si ce ne sont pas ces armes qui ont assassiné Jacques Roche? En tout cas, nous disons à la Minustah, à la Police nationale, à la Civpol et à l’ambassade des Etats-Unis de cesser les massacres dans les quartiers populaires, maintenant que nous avons toutes les informations.
A bas l’occupation militaire étrangère!
A bas le gouvernement cannibale Alexandre/Latortue!
Vive le retour du président Aristide!
Libération de tous les prisonniers politiques Lavalas!
Vive un autre 1804!
Liberté ou la mort!
Pour le Parti Populaire National (PPN)
Michel Adrien,
Secrétaire départemental du Nord
28 juillet 2005
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