27 Julliet, 2005

July 27, 2005

27 Jiyé, 2005
Vol. 23 No. 20

Andresol a peut-être plus la main, ou l’expérience pour réaliser les mauvais coups, comme celui qui, présumément, l’avait obligé à aller se réfugier aux Etats-Unis pour ne pas se plier à une enquête judiciaire sur les événements au Centre de formation de la police dont nous avons parlé plus haut.

L’ancien responsable de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) Mario Andresol, réfugié depuis 2001 aux Etats-Unis, a été nommé par les autorités de facto à la tête de la Police nationale (PNH) à la place de Léon Charles qui, pour sa part, a été promu au poste de ministre-conseiller pour les questions de sécurité auprès de l’ambassade d’Haïti à Washington.

L’ancien capitaine des ex-Forces armées d’Haïti, Mario Andresol, devenu à l’époque commissaire de police, avait été placé en isolement par le commandement de la PNH le 31 juillet 2001 pour son implication présumée dans les attaques sanglantes perpétrées trois jours plus tôt par un commando contre le Centre de formation de la police. L’assaut avait provoqué la mort de plusieurs officiers, dont un commissaire de police.

Après les funérailles, à l’initiative des journalistes, une manifestation a démarré devant l’église vers midi trente en direction de Bourdon. Dans un premier temps, la marche s’est scindée en deux groupes: d’un côté les journalistes et les représentants de la «société civile» qui réclamaient justice pour Jacques Roche et appelaient les autorités de facto à assumer leurs responsabilités…

Tôt dans la matinée du jeudi 21 juillet, un important et spectaculaire dispositif de sécurité mobilisant des Casques bleus de la Minustah et des agents des unités spécialisées de la Police nationale (PNH) était placé autour de l’église Saint-Pierre à Pétionville, à l’occasion des funérailles du journaliste Jacques Roche, assassiné par ses kidnappeurs le 14 juillet.