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La Civpol a dispersé une manifestation des étudiants de la Faculté des sciences humaines, de la Papda, etc. à travers laquelle les manifestants dénonçaient l’augmentation des prix de l’essence, la cherté de la vie et les élections bidons qu’on s’apprête à organiser. L’un des policiers de la Civpol a même ramassé une pierre pour la lancer contre les étudiants.
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Le 20 juillet dernier, le Bureau politique du Parti Populaire National (PPN) donnait une conférence de presse à son local, pour dénoncer l’utilisation de l’assassinat du journaliste Jacques Roche à des fins bien spécifiques et des manœuvres macabres par le régime de facto et ses proches pour renforcer la répression dans les quartiers populaires. Le PPN s’interroge particulièrement sur la rapidité avec laquelle ces secteurs: le régime de facto, les médias de l’Anmh, la macouto-bourgeoisie, ont de concert accusé Fanmi Lavalas de ce meurtre avant même que ne soit diligentée une enquête.
Le Parti Populaire National (PPN) dénonce l’assassinat du journaliste et poète Jacques Roche suite à son kidnapping suivi de tortures par un escadron de la mort. Condoléances à la famille de Jacques Roche.
Le Parti Populaire National (PPN) est stupéfié de constater les larmes de crocodile versées sur le cadavre de Jacques Roche par les éléments du secteur macouto/bourgeois et les occupants. C’est une véritable hypocrisie.
Le PPN se pose la question à savoir: est-ce que les réactionnaires n’ont pas récupéré la mort de Jacques Roche pour durcir la répression contre les masses:
- Comment se fait-il que le jour même de la découverte du cadavre de Jacques Roche, en l’occurrence le 14 juillet, la ministre de facto de la Culture s’était empressée de déclarer: «La signature du crime est claire. Le monde entier doit savoir la façon dont Lavalas fait sa politique.» Elle ajoutait, disant: «Nous annonçons que bientôt nous allons prendre des mesures contre le secteur qui viole, pille et tue.» Et comme conclusion, elle lançait : « (…) Les auteurs de ces crimes sont à la solde de Jean-Bertrand Aristide.» N’est-ce pas là une manière d’orienter l’enquête vers un secteur déterminé et ainsi lui régler son compte. Nous devons faire remarquer que, depuis le début, les journalistes de Radio Ibo avaient indiqué avoir été en contact permanent avec la police pour informer celle-ci sur les lieux où Jacques Roche était séquestré. Ces journalistes ne comprenaient pas que la police n’ait rien pu faire en dépit de ces informations. En outre, l’ancien directeur général de l’institution policière, Léon Charles a soutenu que Roche a été tué par Lavalas, et parallèlement le responsable de la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire) a avancé que la police ne pouvait pas intervenir du fait que les ravisseurs de Roche le déplaçaient souvent d’un endroit à un autre, ajoutant que l’ordre pour l’exécution de Jacques Roche avait déjà été lancé. Donc à qui profite ce crime?
- Le 16 juillet 2005, le soi-disant Conseil des sages a publié un communiqué pour appeler le gouvernement illégal Alexandre/Latortue à disqualifier le parti Fanmi Lavalas dans la course électorale. Pourtant Fanmi Lavalas s’était clairement prononcée auparavant en déclarant qu’il ne participera à aucune élection sans le retour à l’ordre constitutionnel. On ne peut prétendre enfoncer une porte ouverte. Donc les «sages» visaient un autre objectif. Ne serait-ce pas une façon de déclarer les sympathisants et les partisans Lavalas «bandits» et en appeler à leur massacre?
- Dans le même communiqué émanant des «sages», ceux-ci ont appelé à la fermeture des médias qui ouvrent leurs micros aux «bandits». Mais madame Magloire qui est la porte-parole du groupe des «sages» n’a donné aucun indice visant à identifier les bandits. Nous, au PPN, n’avons jamais vu, ni entendu ou lu quelque part un kidnappeur, un violeur ou un assassin monter au créneau pour déclarer ses forfaits ou pour annoncer un crime qu’il s’apprête à commettre. En fait ce que veut ce secteur réactionnaire c’est en finir avec les médias qui produisent des reportages sur les manifestations Lavalas et d’autres groupes dans le secteur populaire à travers lesquelles ces derniers dénoncent l’occupation du pays, le plan néo-libéral, et réclament le retour à l’ordre constitutionnel comme condition pour participer aux élections.
- Comme nous l’avons mentionné dans l’un des paragraphes précédents, pourquoi le secteur macouto/bourgeois et le gouvernement de facto se sont-ils empressés d’imputer le meurtre de Jacques Roche à Lavalas? Certaines personnes déclarent que Jacques Roche était de tendance anti-néolibérale. Il était contre la montée des prix des produits pétroliers. Il dénonçait la misère. Parallèlement Jacques Roche travaillait pour le quotidien Le Matin, dirigé par le docteur Reginald Boulos, et animait une émission pour le Groupe 184 de Apaid et Baker. Ainsi, Roche n’était-il pas l’élément idéal pouvant servir la cause du «laboratoire» qui, en le faisant assassiner sous couvert du kidnapping, justifierait le massacre des masses qui luttent pour un vrai changement dans le pays?
Le jour où les restes de Jacques Roche ont été découverts, la Civpol a dispersé une manifestation des étudiants de la Faculté des sciences humaines, de la Papda, etc. à travers laquelle les manifestants dénonçaient l’augmentation des prix de l’essence, la cherté de la vie et les élections bidons qu’on s’apprête à organiser. L’un des policiers de la Civpol a même ramassé une pierre pour la lancer contre les étudiants. La veille, soit le 13 juillet, les soldats de la Minustah ont assassiné un étudiant de l’Université UNIQUA, Michelet Séide, sur la route de l’Aéroport. Cet étudiant circulait en voiture et a été tué pour avoir dépassé le véhicule des occupants. Les médias de l’ANMH n’ont pas encore fait de tollé à ce propos.
Donc, il est évident pour nous au PPN que le secteur macouto/bourgeois et les médias de l’ANMH à son service veulent revenir au statut quo avec l’établissement d’une dictature similaire à celle des Duvalier en vue de réprimer tout secteur qui se montre critique vis-à-vis de l’ordre social où les élites dirigent au détriment des masses, en vue d’intimider ceux qui dénoncent via des manifestations pacifiques la vision économique du néo-libéral dont le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale se font le porte-étendard.
La veille, soit le 13 juillet, les soldats de la Minustah ont assassiné un étudiant de l’Université UNIQUA, Michelet Séide, sur la route de l’Aéroport. Cet étudiant circulait en voiture et a été tué pour avoir dépassé le véhicule des occupants.
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Le Parti Populaire National (PPN) dénonce les médias au sein de l’ANMH qui véhiculent la haine et le mensonge. Pendant la période 2003/2004, ils avaient procédé ainsi pour déstabiliser le gouvernement constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide. Leurs mensonges sont inoubliables. Peut-on oublier, en effet, qu’ils avaient relayé une nouvelle faisant croire que pendant une manifestation des GNBistes des policiers ont injecté un liquide douteux à certains manifestants. Après le kidnapping du 29 février, ils ont mis de côté cette affaire et depuis, personne n’a plus entendu parler de cela. Où sont donc passés les gens qui ont été victimes de ces injections? D’autre part, depuis plus d’un mois, ces mêmes médias indiquent qui des kidnappeurs ont crevé les yeux d’un enfant dont les parents ne disposaient pas d’argent pour verser la rançon pour sa libération. Pourquoi cet enfant n’a pas été présenté devant la presse? Pourquoi le gouvernement de facto, les occupants et les presses de l’ANMH ne se sont-ils pas mobilisés contre ce crime, s’il a vraiment été commis? Ayant échoué avec l’affaire de «l’enfant aux yeux crevés», ils ont eu Jacques Roche. Il est donc opportun de se questionner sur le dessein des médias de l’ANMH: veulent-ils, à l’instar de la Radio Mille Collines au Rwanda, occasionner un massacre contre les masses?
Le Parti Populaire National (PPN) demande au peuple de poursuivre la mobilisation, de s’organiser davantage en vue des manifestations pacifiques dans les quatre coins du pays contre l’occupation, contre les de facto et pour le respect des droits de vivre, de se nourrir, de se loger décemment, d’éduquer les enfants, d’accéder aux soins sanitaires et d’exprimer librement ses opinions politiques. Le néo-libéral est contre toute amélioration des conditions sociales des masses.
Abas l’occupation
Abas le gouvernement de facto Alexandre/Latortue
Vivre le retour à l’ordre constitutionnel
Vivre le retour physique du président Aristide
Liberté ou la mort.
Pour le bureau politique du PPN
Georges Honorat
Port-au-Prince, le 20 juillet 2005