13 Julliet, 2005

July 13, 2005

13 Jiyé, 2005
Vol. 23 No. 18

Le samedi 9 juillet, pour les funérailles de Wilmé, c’est une marée humaine qui a investi les rues de Cité Soleil pour lui rendre un solennel hommage et montrer que son sacrifice n’aura pas été en vain…
Le mercredi 6 juillet, dès 3 heures 30 du matin la Minustah encerclait déjà le quartier de Bois-Neuf à Cité Soleil, avec au moins quatre cents Casques bleus, quarante chars blindés. Une heure plus tard, avec l’apparition de deux hélicoptères dans le ciel de cet immense bidonville où vivent les plus défavorisés parmi les défavorisés, le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro Pereira donnait le signal de l’assaut contre des familles endormies, et ses troupes faisaient même tonner les canons de leurs engins de mort, tirant sur les maisons, une église, un établissement scolaire, lançant des gaz lacrymogènes à qui mieux mieux. Les habitants réveillés en sursaut sous un déluge ont été totalement abasourdis et ceux qui arrivaient à sortir étaient froidement abattus.


Les dirigeants de la Minustah, de la Civpol et de la PNH se sont laissé prendre au piège des Etats-Unis, qui eux n’ont même pas signé la convention établissant le Tribunal international, pour faire le sale boulot.
Le Parti populaire national (PPN) convoquait la presse le mardi 12 juillet à une conférence de presse. Condamner les massacres perpétrés par la Minustah et la Police nationale (PNH) contre les habitants des quartiers défavorisés de la capitale, Georges Honorat, représentant du Bureau politique du PPN constatait une intensification des opérations meurtrières de ces forces répressives, depuis l’adoption le 22 juin dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 1608, qui place officiellement la PNH sous la tutelle de la Minustah. Honorat faisait ainsi noter les massacres perpétrés le 29 juin et le 8 juillet au Bélair ainsi que le 6 juillet à Cité Soleil, où des dizaines de personnes dont des femmes et des enfants ont été systématiquement et de sang froid abattus par des tirs aveugles qui les frappaient même à l’intérieur de chez elles.