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Les dirigeants de la Minustah, de la Civpol et de la PNH se sont laissé prendre au piège des Etats-Unis, qui eux n’ont même pas signé la convention établissant le Tribunal international, pour faire le sale boulot.
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Le Parti populaire national (PPN) convoquait la presse le mardi 12 juillet à une conférence de presse. Condamner les massacres perpétrés par la Minustah et la Police nationale (PNH) contre les habitants des quartiers défavorisés de la capitale, Georges Honorat, représentant du Bureau politique du PPN constatait une intensification des opérations meurtrières de ces forces répressives, depuis l’adoption le 22 juin dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 1608, qui place officiellement la PNH sous la tutelle de la Minustah. Honorat faisait ainsi noter les massacres perpétrés le 29 juin et le 8 juillet au Bélair ainsi que le 6 juillet à Cité Soleil, où des dizaines de personnes dont des femmes et des enfants ont été systématiquement et de sang froid abattus par des tirs aveugles qui les frappaient même à l’intérieur de chez elles.Il annonçait en l’occurrence, particulièrement, l’ouverture le 23 septembre prochain de la première session du Tribunal international sur Haïti (TIH), qui aura pour tâche d’enquêter sur les événements qui ont conduit au kidnapping du 29 février 2004 du président Aristide, et sur le rôle joué par certaines agences des Etats-Unis dans le renversement de ce dernier. Le TIH recueillira des preuves de l’implication de la Minustah et de la Civpol dans les massacres et mettra en accusation leurs principaux dirigeants. Finalement, le PPN a réitéré son appel à la population de ne pas s’inscrire sur les listes électorales pour les prochaines élections, tant que l’ordre constitutionnel n’aura pas été rétabli.
Le Parti populaire national (PPN), annonce à l’opinion nationale et internationale l’ouverture le 23 septembre prochain de la première session du Tribunal international sur Haïti, (TIH). Constitué de plusieurs avocats nord-américains, d’intellectuels de différents pays et de membres du Congrès des Etats-Unis, le TIH sera présidé par l’ancien ministre de la Justice des Etats-Unis sous l’administration de Lyndon B. Johnson, Ramsey Clark. Le 23 septembre, le TIH entendra différents témoignages concernant les événements avant et le jour du kidnapping du président Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Le Tribunal entendra ainsi des témoignages sur le rôle de l’IRI, du NED et des autres agences des Etats-Unis dans la déstabilisation et le kidnapping du 29 février. Il entendra également des témoignages sur le soutien des Etats-Unis au gouvernement illégal Alexandre/Latortue qui viole les droits humains, assassine les gens du peuple, commet un génocide de concert avec la Minustah et la Civpol au Bélair, à Cité Soleil, à Delmas 2, à Grand-Ravine, à Carrefour et dans le reste du pays.
Pourquoi un Tribunal international sur Haïti? Le TIH aura deux rôles. Premièrement, il aura la tâche d’enquêter sur le rôle des Etats-Unis, de la France et du Canada pendant les trois premiers mois d’occupation du pays, c’est-à-dire mars, avril et mai 2004, avant leur remplacement par la Minustah. Deuxièmement, le Tribunal recueillera les preuves de la participation de la Minustah et de la Civpol aux massacres contre la population civile du Bélair, de Cité Soleil, etc., afin de mettre en accusation les principaux auteurs de ces massacres au sein de la Minustah, de la Civpol et de la Police nationale d’Haïti (PNH). Nous voulons parler de Juan Gabriel Valdés, de nationalité chilienne, représentant du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minustah; du commandant du bataillon brésilien Antonio Mistelo; du colonel marocain Elouafi Boulbars, porte-parole militaire de la Minustah; du Canadien David Beer, coordonnateur de la Civpol; du Malien Adama Guindo, représentant des Nations unies en Haïti; et de l’Algérien Hocine Médili, représentant également des Nations unies. Nous n’oublierons surtout Jean-Marie Guéhenno, de nationalité française, secrétaire général adjoint des Opérations de maintien de la paix. Tout le monde avait vu et entendu le général Augusto Heleno Ribeiro devant le «tribunal» bourgeois de la Chambre de commerce et d’industrie le mois dernier, lorsqu’il faisait savoir que nul ne pouvait le contraindre à perpétrer des massacres dans les quartiers populaires. Il avait également soutenu qu’il n’allait ni cautionner ni participer à des massacres, pour que demain il ne soit pas traduit devant le Tribunal pénal international, parce qu’il ne sera pas jugé par la justice haïtienne. Donc, le général Ribeiro se montrait fort avisé en la circonstance face à la loi internationale. Il sait que les massacres et les génocides ne seront plus versés aux pertes et profits. Voilà que maintenant les Nations unies se mettent avec les escadrons de la mort pour lancer des obus de leurs chars blindés contre la population civile de Cité Soleil, comme ce fut le cas le 6 juillet dernier, où plus de soixante personnes ont été tuées. En dépit du fait que le général Ribeiro avait promis de ne pas prendre part aux massacres, il s’est laissé aller, jusqu’à commettre l’imprudence de prendre la tête du contingent qui a dévasté Cité Soleil le 6 juillet, selon les informations fournies par le colonel Boulbars. Donc, l’attitude actuelle du général Ribeiro est pour le moins curieux. Ainsi, les dirigeants de la Minustah, de la Civpol et de la PNH se sont laissé prendre au piège des Etats-Unis, qui eux n’ont même pas signé la convention établissant le Tribunal international, pour faire le sale boulot. Ils ne se rendent pas compte que les Etats-Unis concluent des accords bilatéraux pour tirer leur épingle du jeu. Car, quels que soient les actes commis par un soldat yankee, il ne sera pas traduit devant la Cour pénale internationale. Par conséquent, gare à Juan Gabriel Valdés, qui est vraisemblablement issu de l’école de Pinochet, et ses acolytes qui se croient au-dessus de la loi. C’est bien compté, mal calculé. Il faut aussi qu’ils comprennent que leurs crimes sont imprescriptibles et qu’ils ne pourront pas s’en tirer sans avoir des comptes à rendre.. Comme nous l’avons déjà mentionné, la première session du Tribunal débutera le 23 septembre à Washington, aux Etats-Unis. Ensuite, une délégation sera envoyée en Haïti pour s’enquérir de la situation et rencontrer plusieurs secteurs. Un autre aspect de la conférence que nous souhaiterions aborder est la question des élections/sélections que les Etats-Unis, la France et le Canada et leurs alliés sur le terrain veulent faire avaler au peuple haïtien. Le 4 juillet dernier, l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, James B. Foley, a déclaré que les gens qui ne veulent pas participer à ces élections truquées, qui ne veulent pas de ces élections/sélections, qui ne veulent pas aller aux élections en absence de l’ordre constitutionnel, sont responsables des violences qui secouent la capitale. Le Parti populaire national réitère son mot d’ordre, à savoir que personne n’aille retirer la carte électorale piège qu’ils veulent imposer au peuple haïtien afin de le tromper. Il est clair que c’est une élection magouille qu’ils veulent organiser. Selon une source diplomatique citée par l’Agence haïtienne de presse (AHP) qui a rapporté les propos de la journaliste Sue Ashdown du journal San Francisco Bay View du 29 juin dernier, «La communauté internationale est prête à accepter une élection mobilisant seulement 200 à 300.000 électeurs...» Donc, ils veulent faire des élections pour les nantis afin de mettre les masses populaires au rancart. Ainsi, ils pourront mettre au Palais national soit un Conzé issu du Groupe des «184» Apaid/Baker, soit un autre provenant des politicards qui avaient fait partie de l’ancienne opposition regroupée au sein de la Convergence démocratique, pour appliquer le plan de la mort néolibéral FMI/Banque mondiale. Ce Conzé s’attellera alors à liquider toutes les entreprises publiques restantes du pays, à révoquer plus de gens dans l’administration publique, à augmenter les taxes sur les rares personnes ayant un emploi dans le pays afin d’honorer le service de la dette. Nous savons que le dictateur Jean-Claude Duvalier avait laissé le pays en compagnie de ses acolytes emportant près de 800 millions de dollars; cela est bien documenté. Donc, ce sont ces fonds ainsi que ceux que le gouvernement de facto emprunte ici et là, que les gouvernements nord-américain, français et canadien veulent voir Haïti rembourser en plaçant une marionnette au pouvoir. En ce sens, l’Etat ne pourra jamais bâtir une école, ni un hôpital au profit de la population. Et le seul rôle qui sera attribué à ce gouvernement sera celui de réprimer les syndicats, les organisations féministes, les paysans et les masses populaires en général lorsqu’ils auront commencé à se soulever, à dénoncer et à manifester contre la misère et la vie chère. Nous profitons de l’occasion pour faire savoir que le Parti populaire national (PPN) appuie toutes les manifestations pacifiques qui se tiennent à travers le pays pour réclamer le retour à l’ordre constitutionnel, et la libération de tous les prisonniers politiques Lavalas. Le Parti populaire national ira aux élections lorsque les conditions seront réunies à cette fin. Le Parti populaire national n’ira pas aux élections sous l’occupation du pays. Le Parti populaire national n’ira pas aux élections sans le retour à l’ordre constitutionnel, c’est-à-dire le retour physique du président Jean-Bertrand Aristide. Nous profitons aussi de l’occasion pour exhorter les bases populaires à se méfier des traîtres qui les infiltrent, comme Yvon Feuillé qui a choisi le jour de l’indépendance des Etats-Unis, le 4 juillet, pour s’attirer les bonnes grâces de l’ambassadeur des Etats-Unis en invitant les bases Lavalas à aller retirer leur carte électorale. Yvon Feuillé n’a pas honte d’oublier de si tôt les auteurs du kidnapping. Yvon Feuillé a échangé le sang de Dessalines qui coulait dans ses veines contre le sang des Conzés, en oubliant tous les actes terroristes que l’ancienne opposition et son bras armé avaient perpétrés dans le pays au cours des années 2003 et 2004, en tuant des policiers, incendiant des édifices publics. Nous disons à Feuillé et à ses acolytes que le peuple les a découverts, vous ne pourrez plus vous servir de lui.
A bas l’occupation !
A bas le gouvernement Alexandre/Latortue
Vive le retour à l’ordre constitutionnel
Vive le retour physique du président Aristide
Liberté ou la mort
Pour le Bureau politique du Parti populaire national (PPN)
Georges Honorat
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