22 Juin, 2005

Jun 22, 2005

22 Jen, 2005
Vol. 23 No. 15


Le jeune journaliste Yves Engler, co-fondateur de Action Montréal pour Haïti, qui a régulièrement suivi la situation en Haïti et écrit là-dessus, s’approchait de Pierre Pettigrew, et tout en lui versant sur les mains un liquide rouge, lui lançait en français et en anglais: «Pettigrew lies, Haitians die: Pettigrew menteur, les Haïtiens meurent»
Comme annoncé, la «Conférence internationale de Montréal sur Haïti» s’est tenue dans ladite ville, au Canada, à l’hôtel Queen Elizabeth, en plein centre-ville, les jeudi 16 et vendredi 17 juin. La délégation du gouvernement de facto était conduite par le ministre de facto des Affaires étrangères, l’ex-général Hérard Abraham et la Minustah était aussi présente avec son chef Juan Gabriel Valdés. Leur hôte, le ministre des Affaires extérieures canadien Pierre Pettigrew ouvrait les «débats» en accueillant son monde en ces termes: «Par cette conférence, le Canada illustre une fois de plus sa résolution à continuer de jouer un rôle de premier plan dans la reconstruction d’Haïti ... En juillet 2004, les bailleurs de fonds réunis à Washington se sont engagés à contribuer pour 1,3 milliard de dollars américains à la mise en œuvre du cadre de coopération intérimaire. Il nous faut déterminer combien a été débloqué jusqu’à présent; identifier les segments du cadre qui ont été mis en œuvre, et surtout, ceux qui ne l’ont pas été.

Le couperet serait tombé, l’homme fort du gouvernement de facto, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique Bernard Gousse aurait suffisamment servi, et la «communauté internationale» aura décidé que le temps était venu pour qu’il s’efface? Il a eu le loisir de présenter lui-même sa démission tout en la faisant lire à la radio avant de la faire remettre officiellement à son Premier ministre de facto Gérard Latortue. Mais cela n’a pas dû tromper grand-monde.


Gousse serait devenu l’engrenage défectueux du moulin, et en se débarrassant de lui la «communauté internationale» pourrait faire fonctionner la machine répressive avec plus ou moins de «souplesse».