8 Juin, 2005

June 8, 2005

Jen 8, 2005
Vol. 23 No. 13


Plus de vingt-cinq personnes ont été ainsi assassinées et plus d’une douzaine de maisons incendiées. Il s’est agi d’un véritable carnage, et le nombre de victimes a été confirmé par des sources tant nationales qu’internationales, de même que par les employés de la morgue de l’Université d’État qui ont indiqué avoir reçu au moins une vingtaine de cadavres pour vendredi et samedi.
Les 3, 4 et 5 juin, les habitants du quartier populaire du Bélair, dans la capitale, ont été soumis à une sanglante opération conjointe de la Police nationale (PNH) et des Casques bleus chinois de la Minustah. Plus de vingt-cinq personnes ont été ainsi assassinées et plus d’une douzaine de maisons incendiées. Il s’est agi d’un véritable carnage, et le nombre de victimes a été confirmé par des sources tant nationales qu’internationales, de même que par les employés de la morgue de l’Université d’État qui ont indiqué avoir reçu au moins une vingtaine de cadavres pour vendredi et samedi. De même qu’un journaliste de l’agence Reuters, etc.


Un rassemblement contre l’insécurité, l’injustice et en faveur d’élections crédibles réunissant quelques centaines de personnes s’est tenu le 4 juin au Parc Sainte-Thérèse de Pétionville sous les auspices de plusieurs secteurs de la «société civile». Les intervenants ont critiqué la gestion de l’insécurité par le gouvernement de facto…
Les informations relayées à travers la presse relatives au banditisme prévalant à Port-au-Prince constituent la principale source de préoccupation de la population. Les malfaiteurs agissent avec de plus en plus de cruauté, créant une psychose de peur généralisée. Car chacun est une cible potentielle. La situation devient intenable et engendre des déplacements massifs de familles vers des zones jugées moins dangereuses. Cependant cette forme de banditisme en cours qui n’a rien à voir, soit dit en passant, avec le banditisme de droit commun, sévit partout dans le pays et prend des proportions dépassant l’imagination.