1 Juin, 2005

June 1, 2005

Jen 1, 2005
Vol. 23 No. 12

Des inconnus ont incendié en début d’après-midi de ce 31 mai un commissariat de police et le marché public dans le secteur nord de la capitale…
L’insécurité est devenue la normalité de la vie quotidienne particulièrement dans la capitale. Ce n’est plus une nouvelle que d’apprendre que quelqu’un a été enlevé, mais bien de savoir combien de personnes ont été victimes dans la journée des kidnappeurs. On peut en compter jusqu’à six dans une journée. Tout s’entremêle, car outre la répression qui fait des victimes anonymes dans les quartiers populaires, le banditisme de toutes sortes fleurit. On ne sait plus qui fait quoi: règlements de comptes entre trafiquants, entre différents clans politiques, banditisme de droit commun, etc. Jamais on n’avait vu une telle situation.

Au cours du sit-in du 27 mai, les manifestants ont investi en dépit du dispositif de sécurité établi par la police, l’enceinte du ministère du Commerce rebaptisé par eux «ministère de la vie chère»
Depuis plus d’un mois, plusieurs ONG, comme le Papda (Plaidoyer pour un développement alternatif), Pohdh, Unnoh, des organisations féministes telles que Sofa, Korefanm, persistent à travers des sit-in tenus chaque vendredi devant les locaux du ministère du Commerce à réclamer aux autorités de facto la baisse des prix des produits pétroliers qui conditionnent les prix des transports et des autres produits.