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Le groupe des étudiants du GRAFNEH accompagné de certains responsables du Groupe des «184» d’André Apaid, parmi lesquels Charles Henri Baker, dénonçait l’insécurité, les kidnappings et la vie chère…
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Ils étaient environ 300 qui manifestaient dans les rues de Port-au-Prince le mercredi 11 mai, pour dénoncer la gestion désastreuse du gouvernement de facto, l’impunité et la dégradation des conditions de vie. Cependant ce n’est pas le nombre relativement réduit par rapport aux grandes manifestations populaires qui donnait un caractère particulier à cette manifestation, qui était entre autres appuyée par des partis politiques traditionnels, des associations patronales, mais bien sa composition. En effet, elle était conduite par deux groupes, d’un côté les étudiants de la Faculté des sciences humaines, et de l’autre, les étudiants du Grand Front national des étudiants haïtiens (Grafneh) issus pour la plupart de l’INAGHEI, avec toutefois un point commun: les membres de ces deux groupes étaient ceux-là mêmes qui avaient été cooptés par la macouto-bourgeoisie pour participer à la déstabilisation du gouvernement constitutionnel jusqu’au coup d’État de l’année dernière.
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