11 Mai, 2005

May 11, 2005

11 Me, 2005
Vol. 23 No. 9


Ceux qui ont procédé au kidnapping du président Aristide tombent aussi sous le coup de ce décret qui, en somme, n’ajoute rien de fondamental à la procédure pénale concernant les actes criminels et surtout n’apporte aucune solution?
La Minustah, dont le sigle signifie «Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti», n’aura pu garder les yeux fermés ou du moins la bouche cousue face aux enlèvements qui se multiplient et touchent à présent même certains de ses employés. Ainsi son porte-parole Damian Onsés Cardona a fait savoir: «Ce n’est pas une affaire militaire, mais la Minustah travaille avec la police haïtienne pour trouver des solutions», même si en même temps il disait que ce n’était pas l’affaire des Casques bleus.


La Police nationale (PNH) a présenté à la presse le dimanche 8 mai une quinzaine de personnes interpellées la veille pour leur implication présumée dans des kidnappings dans la région métropolitaine. Selon les explications fournies par le directeur général de la PNH, Léon Charles, ces individus ont été pris à la suite d’une opération qui a conduit à la libération de trois otages, dont la Française Martine Rymers, enlevés au courant de la semaine dernière. «La direction générale de la PNH renouvelle sa détermination à contrecarrer l’action des bandits qui renforcent l’insécurité dans la zone métropolitaine, tout en demandant à toutes les unités spécialisées de se mobiliser afin de combattre ces gens. Elle demande aussi à la direction des renseignements de faire tout ce qui est possible pour remonter aux auteurs intellectuels de ce mouvement de déstabilisation. Nous avons le devoir de protéger tous les citoyens honnêtes. Nous demandons à tous les bandits de déposer les armes», a clamé Léon Charles qui pouvait plastronner à cette occasion.


Le secrétaire général du FRN, Guy Philippe, l’ex-chef des rebelles qui étaient venus de la République dominicaine au début de l’année dernière, a dit reconnaître l’appartenance du prévenu à son parti politique, tout en demandant à la justice de statuer sur la question