20 Avril, 2005

April 20, 2005

20 Avril, 2005
Vol. 23 No. 6

«Nous sommes combien à nous engager dans la lutte. Combien! Si nous restons fidèles à Aristide, son retour est possible», scandaient les dizaines de milliers de manifestants provenant des quartiers populaires, dans les rues de Port-au-Prince, le 14 avril dernier.

La manifestation avait été appelée par les militants Lavalas du Bel-Air pour démontrer à la «communauté internationale», avec l’arrivée la veille dans la capitale de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, l’attachement des masses au président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide dont elles n’ont cessé de réclamer le retour au pouvoir pour poursuivre son mandat de cinq ans brutalement interrompu le 29 février 2004 par son kidnapping et son exil forcé.


Malgré la misère, les exécutions sommaires, les persécutions et l’intimidation, les masses populaires sont plus que jamais déterminées à réclamer la fin de l’occupation du pays, le départ du pouvoir des putschistes, le retour à l’ordre constitutionnel et du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide.




Le représentant du Brésil aux Nations unies, l’ambassadeur Ronaldo Mota Sardenberg (à droite) en tête à tête avec le chef de la Minustah Juan Gabriel Valdés.
Comme annoncé, le Conseil de sécurité de l’ONU, tuteur officiel du gouvernement de facto, s’est manifesté en Haïti avec l’arrivée le 13 avril d’une imposante délégation de 15 membres, dont les 5 membres permanents: Angleterre, Chine, Etats-Unis, Fédération de Russie et France, et dix autres membres non permanents: Algérie, l’Argentine, Bénin, Brésil, Danemark, La Grèce, le Japon, Philippines, la Roumanie, la Tanzanie.