13 Avril, 2005

April 13, 2005

13 Avril, 2005
Vol. 23 No. 5

Semaine particulièrement chaude dans la capitale que celle qui vient de finir. Dans l’après midi du mardi 5 avril, des tirs incessants d’armes automatiques ont provoqué des mouvements de panique à Port-au-Prince, particulièrement dans les quartiers de Delmas, Poste-Marchand, Sans-Fil, Nazon, Turgeau et Bois-Verna, où des individus ont ouvert le feu sans distinction. La Police faisait part ensuite de la mort d’au moins deux personnes et de plusieurs blessées. À ce sujet, un reporter de Haïti Press Network rapportait avoir vu le cadavre d’un écolier à Delmas 19. La veille, un policier du nom de Wilfrid Dumorenay, affecté au commissariat de Carrefour, était abattu au Portail Léogâne par un groupe opérant sur le mode des précédents.
Ravix avait été tué alors qu’il s’abritait derrière un arbre au cours des échanges de tirs avec les policiers nationaux et les agents de la Civpol…




Le problème d’Haïti n’est pas de caractère militaire» a signalé Esquivel, (à gauche), qui a plaidé en faveur du retrait graduel des forces d’occupation…
Le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Pérez Esquivel et la fondatrice de l'Organisation des Mères de la Place de Mai, Nora Cortinas ont séjourné en Haïti du 3 au 9 avril à la tête d’une délégation dans le cadre d’une mission internationale d’information et de solidarité avec Haïti.

Composée d’une vingtaine de personnalités représentant des mouvements sociaux et organisations politico-culturelles et religieuses de l’Amérique latine, des Caraïbes, de l’Europe et d’Afrique, cette mission se donnait pour tâches de «vérifier la situation actuelle du peuple haïtien dans le contexte de sa longue lutte pour la conquête de la démocratie et l’autodétermination» et «apporter aux secteurs en lutte en Haïti l’appui et l’amitié des peuples du continent et du monde entier». Cette mission a été entreprise à l’invitation de certaines organisations haïtiennes telles que la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), l’Institut culturel Karl Lévêque (ISKL) et la Plate-forme des organisations des droits humains (POHDH).