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Le vendredi 1er avril les militants Lavalas du Bel-Air organisaient une nouvelle manifestation pacifique. Une fois de plus, les Casques bleus de l’ONU ont encerclé tôt dans la matinée ce quartier populaire pour en interdire l’accès à d’autres manifestants et circonscrire la manifestation
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Depuis les événements du 28 février au cours desquels des agents de la Police nationale (PNH) avaient tiré sur la manifestation pacifique des sympathisants Lavalas, faisant au moins quatre morts, les manifestations en faveur du retour au pouvoir du président constitutionnel Jean Bertrand Aristide ne cessent de se multiplier à travers le pays pour exiger notamment le départ des autorités de facto et la fin des persécutions politiques contre les membres et sympathisants du parti Fanmi Lavalas. A l’occasion du 18ème anniversaire de la Constitution haïtienne, le 29 mars, plusieurs dizaines de milliers ont manifesté au Bel-Air, à l’initiative de la Cellule nationale de réflexion des organisations populaires base Fanmi Lavalas, pour exiger le respect de la Constitution et le retour du président Aristide. Cependant, comme nous le rapportions dans notre précédente édition, les participants n’avaient pas pu atteindre l’aire du Champ-de-Mars, à cause du dispositif militaire mis en place par la Minustah, qui leur avait systématiquement bloqué toutes les voies, à l’aide de barbelés et de blindés, etc. «Hier (29 mars) c’était prouvé qu’il y a une partie de Lavalas qui ne veut pas la paix et qui ne veut pas manifester démocratiquement. Ils veulent toujours la pagaille et la violence», prétendait le commandant brésilien de la Minustah Heleno Ribeiro, pour justifier l’attitude répressive et brutale de ses troupes. Les militants Lavalas qui ont quand même manifesté au Bel-Air, ont montré que ces représailles ne pouvaient en rien altérer leur volonté de poursuivre la lutte. De pareils mouvements ont été également organisés, à l’occasion du 18ème anniversaire de la Constitution de 1987, dans d’autres régions du pays comme à Hinche, dans le Plateau Central, et au Cap-Haïtien, où les militants Lavalas en ont profité pour réclamer la libération des nombreux prisonniers politiques incarcérés illégalement par le régime de facto. «Nous exigeons que l’ordre constitutionnel puisse être rétabli. Il faut que le président Aristide, victime d’un kidnapping, revienne au pays. Trop de personnes meurent aujourd’hui en Haïti. Il faut arrêter les persécutions politiques. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités car le retour physique de notre président n’est pas négociable», a lancé un militant à Hinche. Dans le département des Nippes des ateliers de réflexion étaient organisés pour marquer les dix-huit ans de la Charte fondamentale. Manifestation aussi à Petit-Goâve et dans plusieurs autres régions du pays. Et, poursuivant la mobilisation non-stop, le vendredi 1er avril les militants Lavalas du Bel-Air organisaient une nouvelle manifestation pacifique. Une fois de plus, les Casques bleus de l’ONU ont encerclé tôt dans la matinée ce quartier populaire pour en interdire l’accès à d’autres manifestants et circonscrire la manifestation. Mais ils n’ont quand même pas pu empêcher plusieurs milliers de personnes de brandir des photos du président Aristide et d’exprimer les revendications populaires. Ils ont marché pendant plusieurs heures au Bel-Air, défiant les intimidations de la force d’occupation de la Minustah.
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