16 Mars, 2005

March 16, 2005

16 Mas, 2005
Vol. 23 No. 1


« Ni M. Espérance, ni aucun membre du personnel de la NCHR en Haïti, ne parle pour et au nom de la Coalition nationale pour les droits des Haïtiens (NCHR), son comité de direction ou son staff… »

C’est par un tonitruant et sévère communiqué que le directeur exécutif de la Coalition nationale pour les droits des Haïtiens (NCHR) basé à New York, Jocelyn McCalla, a le 11 mars marqué son désaveu et son reniement des responsables de la succursale de Port-au-Prince de la NCHR dirigée par Pierre Espérance, en raison de la position adoptée par celui-ci dans le dossier du Premier ministre constitutionnel Yvon Neptune. Le titre même de ce document est assez explicite: «La NCHR-Haïti ne parle pas pour la Coalition nationale pour les droits des Haïtiens».



Damian Onsès Cardona, (à droite) a lu à la presse le premier rapport médical émis par le médecin militaire argentin Carlos Bedjan disant que «l’état de santé de M. Neptune est stable et il réagit favorablement au traitement... Il a recommencé à manger des fruits et du fromage»
Le Premier ministre constitutionnel Yvon Neptune, qui a entamé le 20 février une grève de la faim pour dénoncer son incarcération arbitraire et exiger son élargissement sans condition, a été transféré tard dans la soirée du jeudi 10 mars à l’hôpital militaire du contingent argentin de la Minustah, près de l’Aéroport international, dans la capitale.

«M. Neptune a été transféré à ce centre suite à la décision du gouvernement d’Haïti et avec l’accord de la Minustah. Cette décision a été prise en raison de la détérioration de l’état de santé de M. Neptune. Pendant la durée de son rétablissement au centre hospitalier, M. Neptune restera à la disposition de la justice haïtienne. Sa surveillance sera assurée par l’administration pénitentiaire qui autorisera également les visites», indique un communiqué de la Minustah qui avoue ainsi implicitement être partie prenante dans l’incarcération de Neptune.