2 Mars, 2005

March 2, 2005

2 Mas, 2005
Vol. 22 No. 51

Lançant des slogans hostiles contre les autorités de facto du gouvernement Alexandre-Latortue et exigeant le retour du président Aristide, ils sont partis de la Rue Saint-Martin au Bel-Air entourés de quelques unités de la Minustah.
Le vingt-huit février ramenait le premier anniversaire du coup d’Etat et du kidnapping du 29 février 2004 orchestrés contre le président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide par les Etats-Unis, la France et le Canada. Les puissances impérialistes et néo-colonialistes interrompaient ainsi le mandat de cinq ans du président Aristide obtenu aux élections du 26 novembre 2000. Par ailleurs, ces événements intervenaient dans un contexte particulier de l’histoire de notre peuple, où le gouvernement constitutionnel célébrait le bicentenaire de l’Indépendance du pays.



Deux Casques bleus pakistanais de la Minustah sont au cœur d’un viol commis près des Gonaïves contre une jeune femme de 23 ans le 18 février.

Selon les déclarations de la victime, elle était chez elle à Pont-Godin, quand une dénommée Mésida est venue l’informer que des militaires de la Minustah étaient en train de faire la distribution de vêtements usagés à la population. «Pourtant, elle m’a emmenée dans une bananeraie où les Blancs m’attendaient. Ils ont déchiré mes vêtements et m’ont forcée à coucher avec eux», a déclaré Nadège X, qui a été examinée par la suite à l’hôpital La Providence, dont le directeur médical Saint-Jules Paul a indiqué qu’un rapport global de l’état de santé de la victime allait être acheminé aux autorités judiciaires.


Le responsable du Bureau de la communication et de l’information publique de la Minustah, Damian Onses Cardona, de la capitale étant, a cru bon de démentir son collègue, en réfutant les déclarations de la victime…