23 Fevrier, 2005

February 23, 2005

23 Fevrye, 2005
Vol. 22 No. 50

L’événement coïncide aussi avec l’arrivée d’une délégation de la Haiti Democracy Project venue «faire une évaluation de la situation générale…». Simple coïncidence? Peut-être bien, mais n’empêche que Latortue pourra ainsi montrer à ses tuteurs, qu’avec la fuite de près de 500 détenus, il ne lui reste plus grand-monde comme prisonniers politiques.
Le samedi 19 février, vers les 3 heures de l’après-midi, évasion spectaculaire au Pénitencier national où près de 500 prisonniers, sur les 1200 officiellement détenus, prenaient «de gré ou de force» la poudre d’escampette.

Surprise au prime abord, et sur le coup les médias de la presse pro-putschiste se dépêchaient l’accent sur l’«évasion» du Premier ministre constitutionnel Yvon Neptune et de son ministre de l’Intérieur Jocelerme Privert, comme si cette opération menée par un commando monté dans trois véhicules contre la prison avait eu pour but essentiellement leur libération et celle des cinq cents autres évadés qualifiés d’emblée, sans aucune vérification de «chimères Lavalas».



Voici quelques jours, à Pretoria, M. Jean-Bertrand Aristide, à l'approche du premier anniversaire de son départ controversé, a bien voulu m'accorder une interview exclusive dans laquelle il s'explique sur sa situation en Afrique du Sud et donne son point de vue sur les événements qui se sont déroulés en Haïti depuis qu'il a quitté Port-au-Prince. De cet entretien filmé, j'ai tiré un documentaire de 11 minutes intitulé: «Aristide, un an après».


Réfutant tranquillement les accusations dont il a fait l'objet dans certains organes de presse, M. Aristide indique être «habitué à ce genre de manœuvre où les coupables brandissent systématiquement le mensonge, comme si un arbre pouvait cacher une forêt».