16 Fevrier, 2005

February 16, 2005

16 Fevrye, 2005
Vol. 22 No. 49


Le président intérimaire du Conseil, Max Mathurin (à gauche) et le secrétaire général Rosemond Pradel.Comme on le sait, on est loin d’en être à une première au CEP pour les magouilles financières. À ce titre on peut rappeler quelques unes, telles que l’affaire de la surfacturation qui avait indirectement conduit à la démission de la présidente de l’organisme, Roselaure Julien
Le chef du gouvernement de facto Gérard Latortue a confirmé le 11 février la publication dans le journal officiel Le Moniteur du décret-loi électoral qui a été adopté par son conseil des ministres avec de légères modifications. Mais au même moment de nouveaux scandales ébranlent le Conseil électoral provisoire (CEP), avec l’accusation d’abus des biens de l’Etat portée d’une part par un vérificateur de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif contre les conseillers électoraux Luc Augustin et Emmanuel Barreau, respectivement directeur général et administrateur du CEP et, d’autre part, la nouvelle accusation du conseiller Patrick Féquière contre le président intérimaire du Conseil, Max Mathurin et le secrétaire général Rosemond Pradel, pour avoir réclamé de Gérard Latortue le déblocage de 2 millions 900 mille dollars, sans avoir consulté au préalable les autres conseillers.




Les deux autres jours gras allaient également être marqués par la même psychose de peur, en dépit (et peut-être surtout à cause) des assurances du Premier ministre de facto Gérard Latortue et de sa ministre de la Culture Magalie Comeau-Denis, qui croyaient pouvoir attirer du monde en participant personnellement au défilé…
Le carnaval 2005 sous le thème «Dantanm se kinanm» (mon passé m’appartient), s’est achevé à l’aube du mercredi 9 février après trois jours de festivités. Un thème assez contradictoire en quelque sorte, car aucun carnaval des années passées n’aura connu une telle désaffection. En effet, contrairement aux éditions précédentes, le Champ-de-Mars, qui constitue le point d’aboutissement du parcours carnavalesque, présentait plutôt un panorama de désolation: les stands autrefois décorés, où grouille habituellement une foule bigarrée, étaient réduits cette année à quelques centaines, éparpillés ça et là et non achalandés.