9 Fevrier, 2005

February 9, 2005

9 Fevrye, 2005
Vol. 22 No. 48


Les porte-feuilles en «discussions» ont été finalement redistribués, l’avocat Georges Moïse, jusqu’ici conseiller juridique de Boniface Alexandre, obtenant le ministère de l’Intérieur et l’homme d’affaires Fritz Kénol au Commerce.
Comme nous l’annoncions la semaine dernière, le remaniement du cabinet ministériel de facto a été contrarié à la dernière minute pour des motifs mal définis officiellement, mais c’était clairement à cause des marchandages internes entre les partenaires du coup d’État. Prévue pour le 1er février la cérémonie d’investiture des trois postes ministériels à répartir avait dû être reportée au jeudi 3 février. Le prétexte invoqué pour ce retard était assez grossier, et personne ne saurait croire Michel Brunache, chef de cabinet du président de facto Boniface Alexandre, quand il racontait: «Le gouvernement voulait prendre le temps d’analyser les dossiers des ministres nouvellement nommés avant de procéder à leur intronisation.» Brunache ne pouvait prétendre certainement pas penser qu’il se trouverait quelqu’un d’assez naïf ou même assez enfantin pour avaler une telle épée, ou mieux une telle «baïonnette»? Ce n’est certainement pas au moment de l’investiture qu’on devait vérifier leurs «dossiers». D’autant plus que l’arrêté présidentiel avait déjà été publié à cet effet et le corps diplomatique convoqué!




La Minustah travaille de concert avec la police haïtienne sur un plan de sécurité spécial à l’occasion du carnaval
Le premier jour des festivités carnavalesques organisées cette année sous le thème «Dantan m se kinan m» (Mon passé m’appartient) a pris fin dans la panique et dans le sang dans la capitale. Une dizaine de personnes, dont quatre policiers, ont perdu la vie au cours de ce dimanche 6 février. Les policiers en question, qui devaient accompagner le groupe musical Djakout Misik, ont été abattus par des individus à bord d’un véhicule de type pick up qui ont ouvert le feu dans la zone de Clairecine à la plaine du Cul-de-Sac. Les autres victimes, dont trois jeunes femmes, ont été pour leur part tuées près de Poste-Marchand, quasiment en plein centre de la capitale, vers les 11 heures du soir, alors qu’elles revenaient du carnaval.