
Les porte-feuilles en «discussions» ont été finalement redistribués, l’avocat Georges Moïse, jusqu’ici conseiller juridique de Boniface Alexandre, obtenant le ministère de l’Intérieur et l’homme d’affaires Fritz Kénol au Commerce.
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Comme nous l’annoncions la semaine dernière, le remaniement du cabinet ministériel de facto a été contrarié à la dernière minute pour des motifs mal définis officiellement, mais c’était clairement à cause des marchandages internes entre les partenaires du coup d’État. Prévue pour le 1er février la cérémonie d’investiture des trois postes ministériels à répartir avait dû être reportée au jeudi 3 février. Le prétexte invoqué pour ce retard était assez grossier, et personne ne saurait croire Michel Brunache, chef de cabinet du président de facto Boniface Alexandre, quand il racontait: «Le gouvernement voulait prendre le temps d’analyser les dossiers des ministres nouvellement nommés avant de procéder à leur intronisation.» Brunache ne pouvait prétendre certainement pas penser qu’il se trouverait quelqu’un d’assez naïf ou même assez enfantin pour avaler une telle épée, ou mieux une telle «baïonnette»? Ce n’est certainement pas au moment de l’investiture qu’on devait vérifier leurs «dossiers». D’autant plus que l’arrêté présidentiel avait déjà été publié à cet effet et le corps diplomatique convoqué!
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